Bourse: l’AIB regrette que la Loi de finances ait ignoré le marché financier

L’Association des Intermédiaires en Bourse (AIB) a arrêté sa position officielle vis-à-vis du projet de loi des Finances 2014, qu’elle a transmise aux pouvoirs publics.

L’association estime que le point concernant l’imposition des dividendes distribués, tel que prévu dans ce projet, pose plusieurs problèmes et mérite d’être reformulé. Cet impôt, estime l’Association, présente des menaces certaines d’arbitrage et de fuite de capitaux.

D’autre part, l’AIB regrette que ce projet n’ait pas pris en considération l’impact de cette mesure sur le marché financier et sur son développement futur, puisque c’est par le biais du marché financier que les meilleures cessions d’entreprises confisquées sont en train d’être réalisées, considérant qu’il n’y a pas une autre alternative au marché financier pour la recapitalisation nécessaire du secteur bancaire et que l’Etat est dans l’incapacité de lever localement les 2,5 milliards de dinars prévus pour 2014, sans un marché financier dynamique et prospère.

Par ailleurs, l’AIB regrette que très peu d’attention soit octroyée par les pouvoirs publics au marché financier. « Il en découle des positions opposées qui mettent en doute la volonté politique de développer ce marché. Doit-on rappeler que l’exonération des plus-values de cession pour les titres cotés détenus à moyen ou long terme par les personnes physiques, comme signe d’encouragement de l’épargne investie à long terme, est incompatible avec le principe d’imposition des dividendes ? », s’indigne l’Association des Intermédiaires en Bourse.

De ce fait, l’AIB milite pour le maintien de l’exonération des dividendes distribués par les sociétés cotées ou nouvellement introduites en Bourse, dans le même esprit que l’exonération des plus-values.

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