« Le quartet parrain du dialogue national soutient le Tribunal Administratif »

Ali Zeddini, membre de la LTDH et du quartet parrain du dialogue national a fait hier, mercredi 04 décembre, le point sur l’état d’avancement de ce processus politique déclenché «  sur fond de crise politique aigüe ».

La suspension du dialogue et les retards accusés émanent, selon ses dires, des surenchères et des tractations liées au choix du prochain chef du gouvernement. Ce chef du gouvernement qui, selon lui, doit être choisi d’une façon totalement consensuelle et jouir des qualités d’un vrai politicien qui puisse manier les complexités de la crise actuelle.

Pour ce qui est du processus constitutionnel, Ali Zeddini a estimé que des avancéess ont été enregistrées, notamment après le retour des députés retirés à la commission des compromis. Les efforts fournis en ce sens par Mustapha Ben Jaafer, ses réunions régulières avec le quartet et la commission des experts qui travaille « en antichambre » et soutient la commission des compromis, ont contribué à cet avancement. Les points conflictuels liés aux dispositions transitoires peuvent ainsi être résolus en l’espace de quelques jours.

« Dans un délai maximum de 10 jours, on peut également résoudre le problème de l’ISIE », a ajouté le membre du quartet, citant Mustapha Ben Jaafer. Evoquant ainsi le processus électoral, Ali Zeddini a tenu premièrement à préciser un principe fondamental : « Se soumettre et respecter les décisions du tribunal administratif ».

«  On est en train de mettre les soubassements de la démocratie. Dans cette période de construction, il n’est pas question de donner des signaux de régression. Le quartet soutient le Tribunal Administratif en tant qu’institution et soutient par-dessus tout le principe de l’indépendance de la Justice. Pour nous, la magistrature n’est pas un corps, c’est un pouvoir. Un pouvoir à égalité de niveau avec le pouvoir législatif et exécutif » a-t-il expliqué.

« L’idéal sera de revoir la loi même de l’ISIE. Il faut se débarrasser du pouvoir discrétionnaire de la commission des tris et se conformer à la grille d’évaluation », a-t-il renchéri avant d’estimer que le pouvoir discrétionnaire, dans une telle période transition est un pouvoir arbitraire.

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