Blanchiment d’argent et terrorisme, un lien indéniable

Le blanchiment d’argent est une opération compliquée, vu que c’est un phénomène qui apparaît dans un contexte de mondialisation d’où la difficulté  de contrôler le flux  des capitaux. Elle est considérée comme un crime, source lui-même d’autres formes de crime.

Le blanchiment de biens présente 15% de l’économie mondiale et est responsable de l’augmentation de l’inflation, de la dépréciation de la monnaie et représente une réelle menace  pour le climat de l’investissement si le pays acquiert une réputation de paradis de ‘’ blanchiment d’argent’’. Il  sert également à financer les ONG, les partis et les réseaux terroristes.

Selon Abderrahmen Ladgham, ministre chargé de la Bonne gouvernance et des Affaires de malversation, le blanchiment de biens  confère au bien gagné de manière illicite (esclavage, drogues, armes, prostitution)  un caractère «  légitime ». « La Tunisie s’est donc  engagée dans la lutte contre le blanchiment  en ratifiant des conventions internationales comme la convention multilatérale concernant l’assistance administrative en matière fiscale de coopération administrative et en réalisant des projets communs avec des organisations internationales telles que le projet SCAN integrity avec l’OCDE. », a-t-il ajouté.

De point de vue juridique, la loi n° 2003-75 du 10 décembre 2003, relative au soutien des efforts internationaux de lutte contre le terrorisme et à la répression du blanchiment d’argent reconnaît qu’il existe un lien entre le blanchiment d’argent et le terrorisme « Article 2 modifié par la loi n°2009-65 du 12 août 2009 : la présente loi s’applique aux infractions qualifiées de terroristes ainsi qu’aux  infractions de blanchiment d’argent provenant d’infractions. ». Cependant M.Imed Mechich , professeur agrégé à la faculté des Sciences juridiques reproche à ce texte de loi l’absence d’une vraie définition du blanchiment d’argent.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here