Quand le Maroc et la Jordanie nous montrent la voie !!!

« Notre vision du  partenariat privilégié est que la Tunisie s’intègre dans le marché intérieur de l’Union européenne. A cette fin, nous avons proposé de conclure un accord de libre- échange complet et approfondi…Si cet accord sera négocié – comme nous le faisons déjà avec le Maroc et bientôt aussi  avec la Jordanie – et conclu, il attirera davantage les investisseurs européens puisqu’il leur enverra un message fort quant à la volonté de la Tunisie de s’ouvrir et moderniser son économie, et s’intégrer dans le grand marché unique européen ». C’est en   ces termes que l’ambassadeur, chef de la Délégation de l’Union européenne (UE) en Tunisie, Laura Baeza, présente aujourd’hui au Business Roadshow  Tunisie, organisé conjointement par la Conect, l’Anima Investment Network et l’APII sur le thème : « Climat d’affaires et opportunités d’investissement en Tunisie »  a certainement voulu exprimer son espoir de voir se concrétiser cet accord tant attendu et les bonnes intentions de l’Union européenne vis-à-vis de l’un de ses partenaires de la rive sud de la Méditerranée.  Mais c’est  en ces termes aussi qu’elle relègue la Tunisie, qui s’est toujours targué d’être l’un des premiers  partenaires sud-méditerranéens de l’UE, à un rang second qui n’honore point les Tunisiens que nous sommes, et encore moins les objectifs que nous nous sommes toujours fixé.

Cet accord tel qu’on nous présente devrait une fois conclu aller au-delà de la simple suppression des droits de douane, et permettre une intégration économique plus étroite, la réduction des obstacles non tarifaires, la libéralisation du commerce des services, la convergence réglementaire, une meilleure protection des investissements, la libre circulation des produits industriels entre les 28 Etats membres de l’UE et la Tunisie… Lequel  accord tarde  toujours à être concrétisé parce que la situation est aujourd’hui en Tunisie telle que  l’économie est prise en otage par les politiques, avec tout ce que cela a pour conséquences sur le climat des affaires, la santé des entreprises,  du tissu productif et de l’économie en général.

L’ambassadeur européenne a également épinglé une défaillance d’intégration à l’échelle maghrébine et régionale : « L’approfondissement de l’intégration régionale est une nécessité, le Maghreb et la rive sud de la Méditerranée restent l’une des régions  les moins intégrées au monde », un constat qu’elle soulève non sans en avoir évalué le coût en termes d’efficacité économique pour la région en question.

Bien qu’enrobée dans la courtoisie et l’onction diplomatique et d’un certain optimisme, l’analyse de Mme Baeza décrit bien le long chemin qui reste à faire pour la Tunisie, afin qu’elle reprenne la place qu’elle mérite sur la scène méditerranéenne. D’ici là, nous aurons beaucoup à apprendre de nos amis marocains…mais aussi jordaniens.

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