Les violences faites aux femmes : une plaie sociale

Aujourd’hui, 25 novembre 2013, le monde célèbre la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

La violence contre les femmes a été définie par l’assemblée générale des Nations Unies comme étant un ensemble de formes de violence « La violence physique, sexuelle et psychologique exercée au sein de la famille, y compris les coups, les sévices sexuels infligés aux enfants de sexe féminin au foyer, les violences liées à la dot, le viol conjugal, les mutilations génitales et autres pratiques traditionnelles préjudiciables à la femme, la violence non conjugale et la violence liée à l’exploitation. La violence physique, sexuelle et psychologique exercée au sein de la collectivité, y compris le viol, les sévices sexuels, le harcèlement sexuel et l’intimidation au travail, dans les établissements d’enseignement et ailleurs, le proxénétisme et la prostitution forcée; la violence physique, sexuelle et psychologique perpétrée ou tolérée par l’Etat, où qu’elle s’exerce. »

Partout, les femmes sont sujettes à toutes formes de violences, « malgré la multiplication des initiatives entreprises dans toutes les régions du monde pour lutter contre la violence à l’égard des femmes » mentionne  l’organisation de la francophonie dans une note électronique; et pour cause « ces initiatives ne sont souvent pas complètes, cohérentes ou durables et sont rarement bien coordonnées entre les secteurs pertinents », peut-on lire plus loin.

Femme-tunisienne-l-economiste-maghrebin

C’est dans ce contexte que les chiffres décrivant la condition de la femme tunisienne, avant la révolution du 14 janvier, sont inquiétants. En effet, selon une enquête nationale sur la violence à l’égard des femmes, menée par l’Office national de la famille et de la population en 2010: « 47.6% des femmes âgées de 18 à 64 ans ont déclaré avoir subi au moins une des formes de violences durant leur vie ». La  prévalence globale étant définie par l’existence d’au moins une des violences physiques, psychologiques, sexuelle et économique. L’étude montre également que « c’est dans la région du Sud Ouest que le taux de prévalence est le plus élevé, atteignant  les 72.2% et qu’il est le plus faible est dans la région du Centre Est, soit 35.9%. Le niveau l’éducation n’est pas statistiquement associé à la violence alors que le statut professionnel l’est. Les femmes au foyer sont plus exposées que celles qui travaillent ». Les auteurs de ses formes différentes de violences sont généralement les plus proches des victimes : partenaire intime responsable de violence physique (dans 47.2% des cas), violence psychologique (68.5 %), violence sexuelle (78.2%)  et violence économique (77.9%) ; famille (43.0% des cas pour les violences physiques, 22.1% des cas pour les violences économiques et 16.7% des cas pour les violences psychologiques.) La situation post révolution demeure également inquiétante. Le Viol de la jeune fille tunisienne par des policiers dans la banlieue de Tunis, déclenchant une véritable onde de choc, a relancé le débat sur les droits des femmes en Tunisie. « Coupable d’être violée », la jeune fille, violée, s’est trouvée poursuivie en justice.

En Tunisie ou ailleurs,  la situation reste très préoccupante et les actes de violence envers les femmes trop souvent banalisés. La violence contre les femmes  est toujours d’actualité « et entraîne des conséquences physiques, psychologiques et sociales importantes. Ces conséquences se manifestent sur le plan humain, économique et social. »

2 Commentaires

  1. Les femmes sont des victimes faciles comme les enfants. Ceux qui s’en prennent à elle sont donc des lâches. En plus de cela les agresseurs cherchent à les culpabiliser « elles l’on cherché » … quelle stupidité. Ceux croyants devraient se rappeler que l’on récolte toujours ce que l’on sème (même au nom de Dieu ! On ne peut pas tromper Dieu) :
    http://pourlebiendetous.free.fr/mmy/mmy_paroles/duper_dieu.htm

    Et pourtant les femmes et les enfants sont l’avenir du pays ! Il faut donc aussi les aider à sortir de l’agression et du stress subi, parce que l’on n’en sort pas facilement :

    http://www.bienfaits-meditation.com/fr/fondation_david_lynch/femmes/pemba_la_vie_apres_la_guerre

    http://www.bienfaits-meditation.com/fr/fondation_david_lynch/femmes/une_ecole_de_filles_en_thailande

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here