La Loi de finances passée à la loupe par les économistes de Nidaa Tounes

Le projet de loi de Finances 2014 et le projet de  budget de l’Etat 2014 demeurent tous les deux dans le collimateur de la société civile,  des partis politiques et des économistes indépendants aussi bien que partisans. Quant à Nidaa Tounes, il n’a pas dérogé à ses principes, notamment celui de faire examiner à la loupe par ses compétences les choix et les stratégies adoptés par le gouvernement de la Troïka. C’est d’ailleurs pour cette raison que le parti fondé par Béji Caïd Essebssi  a récemment exposé au public son programme économique.

Contrairement au gouverneur de la Banque centrale Chedly Ayari, qui n’a pas hésité à défendre le budget 2014 deux semaines plus tôt, en affirmant que préparer le projet de Loi de finances dans de telles circonstances relève d’un exploit digne d’être inscrit dans le Guinness Book.

C’est  pour présenter son point de vue sur ces deux documents fondamentaux que Nidaa Tounes a tenu une conférence de presse aujourd’hui à Tunis  au cours de laquelle a été examinée à la loupe la Loi de finances 2014 avec la participation de l’économiste du parti Mahmoud Ben Romdhane qui faisait partie des intervenants.

Pour mettre le sujet dans son contexte, le secrétaire général de Nida Tounes, Taïeb Baccouche, a déclaré que «  la problématique de la Loi de finances intervient à un moment où le dialogue national est coincé », ce qui donne à penser que la situation risque d’empirer.

L’ancien militant de gauche a rappelé que le choix du timing pour annoncer le programme économique de Nidaa Tounes ne doit rien au hasard, puisqu’il a été annoncé à un moment où le débat faisait rage sur le budget de l’Etat et la Loi de finances.

Il a ajouté, d’autre part, que «  se pencher sur  la situation politique ne doit pas nous empêcher de suivre la situation économique étant donné que les deux volets sont intimement liés ».

De son côté Ridha Bel Hadj, porte-parole officiel de Nidaa Tounes,   a déclaré, dans son intervention,  que la Loi de finances 2014 présente une première historique puisqu’elle est préparée par un gouvernement provisoire  et de surcroit démissionnaire. D’où la précipitation dans la préparation de ce projet de Loi de finances, chose grave vu l’importance de ce projet.

Plusieurs reproches ont été adressés par Ridha Bel Hadj au projet de Loi de finances dont notamment : les redevances et la fiscalité et les effets négatifs  du projet de loi sur l’investissement et l’augmentation des revenus de l’Etat par le recours  aux impôts.

« Avec tous ces paramètres, la question qui se pose : le prochain gouvernement va -t- il être obligé de travailler selon cette loi ou non ?» s’interroge-t-il.

Une fois les interventions terminées, l’économiste et membre du bureau exécutif  de Nidaa Tounes,  Mahmoud Ben Romdhane, a précisé lors de son intervention que les problèmes ont déjà commencé avec la Loi de finances 2013. L’intervenant a axé son intervention sur les risques que va engendrer le projet de loi en question : d’après lui, c’est un projet de loi qui s’attaque à la classe moyenne et va l’appauvrir encore plus. De plus et vu que le gouvernement «  n’a pas su gérer convenablement les affaires du pays, aucun organisme financier n’acceptera de d’accorder des prêts à la Tunisie  sur la base de cette Loi de finances».

Parmi les autres critiques adressées à ce projet de loi par ce spécialiste, l’absence de recrutement en 2014, et les augmentations salariales.

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