Radhia Nasraoui : Les traces de torture sur le corps de Walid Danguir sont évidentes

En marge de la quatrième édition du Forum  d’observation et de contrôle des centres de détention au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, tenu à Tunis du 4 au 7 novembre 2013, l’Economiste maghrébin a contacté l’avocate et militante des droits de l’Homme, Radhia Nasraoui.

L’avocate  nous a confirmé la présence de  traces  de  torture sur le corps du jeune Walid Danguir, 32 ans, mort dans un poste de police. D’après l’avocate, elle a pu observer «  des traces atroces » : les traces saignantes des menottes  au niveau des poignets, derrière les genoux, le sang coulant de son nez, de sa bouche et de ses oreilles, enflement derrière les oreilles, dents de la mâchoire supérieure défoncées.

Radhia Nasraoui estime que les traces derrière les genoux est un indice prouvant que  le jeune a subi le « supplice du poulet rôti ».

La militante de gauche soutient que la continuation de ce genre de pratiques après la révolution n’est  pas pour étonner vu que le système carcéral dans son ensemble n’a pas été réformé.
Il est donc impératif de procéder à cette réforme afin d’éradiquer une fois pour toutes la torture et de mettre en place des garde-fous aptes à  prévenir des éventuels cas de récidive.

 

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