Béji Caïd Essebsi : « Le cachot ne prépare pas à la gouvernance d’un pays »

©Reuters/Zoubeir Souissi

Dans une interview accordée dans la soirée du jeudi 31 octobre à la chaîne publique Al-Watania 1, le leader de Nidaa Tounes, Béji Caïd Essebsi est revenu notamment  sur le terrorisme qui frappe le pays, les tractations au sein du Dialogue national et, enfin, le programme de son parti.

Concernant le volet du terrorisme, Béji Caïd Essebsi estime que le peuple tunisien ayant pris conscience de ce phénomène, il doit par conséquent s’impliquer davantage en aidant les forces militaires et de sûreté à lutter contre la violence aveugle.
BCE considère, d’autre part, que les terroristes ont perdu toute concentration, après les coups portés contre eux à  Gbollat et à Sidi Ali Ben Oun «  Ils ont réagi comme des amateurs », a-t-il souligné.

Le terrorisme s’est propagé en Tunisie par les discours de certains prédicateurs ainsi qu’à cause de la négligence du Gouvernement. « Ces deux causes, ajoutées à la précarité, facilitent l’endoctrinement des jeunes », a-t-il expliqué.

Le leader de Nidaa Tounes écarte l’éventualité qu’une « main étrangère » soit à l’origine de ces opérations terroristes « Il n’y a que les Tunisiens qui peuvent détruire la Tunisie », a-t-il affirmé, en exprimant à cette occasion son souhait  de voir les services de sécurité reprendre leur fonction, vu que le pays a besoin de leur service. « La Tunisie dispose de très bons experts dans le domaine de la sécurité », a-t-il souligné.

Revenant sur les tractations au sein du Dialogue national, BCE a insisté sur la nécessité pour toutes les parties de faire des concessions pour parvenir à un consensus dans l’intérêt du pays.

Interrogé sur la prochaine équipe gouvernementale, BCE précise : « Selon mes propres informations, trois personnalités sont candidates pour ce poste, à savoir Mustapha Kamel Nabli, Mohamed Ennasser et Jalloul Ayed. Et j’estime que ces trois personnalités doivent faire partie du prochain Gouvernement ».

Pour le leader de Nidaa Tounes, le prochain chef du Gouvernement doit avoir une expérience politique, qualité dont les membres du Gouvernement de Ali Laarayedh sont dépourvus. « Le cachot ne prépare pas à la gouvernance d’un pays », a-t-il ironisé.

Interpellé sur les réalisations et performances du Gouvernement de la Troïka, BCE considère que l’opposition n’est pas impliquée dans l’échec de ce Gouvernement qui, à ses yeux, a voulu changer « le  style de vie des Tunisiens ».

Interrogé sur l’absence d’un programme économique de Nidaa Tounes, l’ancien ministre de Bourguiba a annoncé la tenue prochaine d’une conférence de presse, en présence de 120 experts, pour présenter le programme du parti.

 

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