Accidents vasculaires cérébraux : s’informer pour mieux prévenir

Les accidents vasculaires cérébraux, un phénomène d’ampleur mondiale, sont bien plus fréquents qu’on ne le pense, pourtant, cette atteinte reste encore très peu connue du grand public. Pour cette raison, le 29 octobre de chaque année, une journée de sensibilisation est organisée, avec pour objectif de mettre la lumière sur cette affection, rappeler l’importance de la prévention et la nécessité d’une prise en charge urgente.

Un accident vasculaire cérébral se définit par une perte soudaine et non convulsive des fonctions neurologiques due à un évènement vasculaire intracrânien qu’il soit de nature ischémique ou hémorragique. Du fait de la privation d’oxygène, les tissus du cerveau subissent des altérations variables, engendrant par conséquent des lésions plus ou moins importantes parfois irréversibles, et même entraîner une mort subite. En fonction de la localisation anatomique,de la distribution vasculaire, de l’âge de l’individu et de la nature de l’accident, des symptômes variables peuvent apparaître.

Pourtant quelques connaissances relatives à l’affection, ses manifestations, et le comportement à adopter en cas de survenue de symptômes suffisent pour sauver des vies.

De ce fait, de plus en plus d’efforts sont déployés afin de concevoir des supports informatifs dédiés au grand public ( Brochures, clip musicaux téléchargeables avcvitele15.com)  disponibles sur internet, pour rendre l’information plus accessible.

Trois symptômes  à garder à l’esprit, peuvent orienter vers un accident vasculaire cérébral à savoir :

– une paralysie du visage et une déviation de la bouche ;

– une perte de la force ou la motricité d’un bras, d’une jambe ou même de la moitié du corps ;

– survenue de troubles de la parole, des difficultés à trouver ses mots ou à les exprimer.

Les AVC peuvent également s’exprimer par d’autres symptômes tels que : la confusion mentale, les troubles de la compréhension, la baisse de la vision unilatérale ou double, la difficulté à marcher, des vertiges, la perte de l’équilibre ou de la coordination, des maux de tête sévères inhabituels, l’évanouissement ou l’inconscience.

Il est ainsi recommandé de faire appel au secours dès l’apparition de ces symptômes, car en effet, sur quatre personnes traitées dans les 90 mn après l’apparition des premiers signes d’AVC, une d’entre elles, en cas de prise en charge adéquate sera guérie sans séquelles. Bien évidemment à mesure que le temps de prise en charge augmente, le risque de séquelles augmente.

Selon les estimations de l’OMS, plus de  15 millions de personnes sont victimes d’un AVC dans le monde. Ce taux demeure en constante augmentation depuis quelques années. Par ailleurs, les accidents vasculaires cérébraux, constituent la seconde cause de décès pour les plus de 60 ans. Les causes sont multiples, mais l’HTA est de loin le facteur de risque principal, de même que le tabagisme même passif et de l’hormonothérapie substitutive sont fortement impliqués dans la survenue de cette affection.

Néanmoins l’AVC n’épargne plus les plus jeunes, qui sont  de plus en plus touchés. Une récente étude publiée dans la revue Lancet entre 1990 et 2010 montre une augmentation du nombre d’AVC chez les individus âgés de moins de 65 ans, de 25%. Les chiffres indiquent qu’en 2010, plus de cinq millions d’enfants et de moins de 65 ans, ont eut un AVC, dont la majorité (89%) vivent  dans des pays à revenus faibles ou modérés. Plus de 62 % des «  premiers  » AVC interviennent aujourd’hui chez les moins de 75 ans.

Des résultats aussi surprenants qu’alarmants, qui devraient amener à prendre des mesures urgentes, si l’on souhaite réduire l’ampleur de ce phénomène.

Toutefois il est encourageant de savoir que  80% des AVC prématurés sont évitables. Ainsi adopter une hygiène de vie saine par une alimentation de qualité, une activité physique régulière et l’éviction des produits du tabac, constitue la meilleure protection.

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