Un employé productif est un employé qui travaille à distance

Une entreprise en mal d’augmenter sa productivité, de réduire les coûts d’exploitation et surtout de fidéliser son personnel peut mettre une nouvelle stratégie en chantier afin de pallier ces différents problèmes. La solution n’est pas magique, il s’agirait de permettre aux employés de travailler à distance. Ce sont les conclusions d’une enquête réalisée par Régus, fournisseur mondial d’espaces de travail de premier plan.

Cette étude met en avant le travail à distance comme une tendance durable, capable de contrer une faible productivité, coûts d’exploitation élevés et un personnel souffrant du syndrome d’attrition par inactivité. En d’autres termes, « les employés qui souffrent de ce syndrome ont déjà quitté leur emploi, du moins en pensée », selon la société canadienne des directeurs d’associations.

Un employé forcé de rester au bureau est un employé non productif

Il  est inutile d’interdire aux employés de travailler depuis leur domicile, comme l’a fait une DG d’une société Internet, mentionne l’étude de Régus, constat à l’appui : « La moitié de la population active mondiale profite maintenant du travail flexible de façon productive. ».

De plus, l’enquête sur la situation économique en 2013 de Régus  confirme que les professionnels coincés dans leurs bureaux sont en voie de disparition.

12480 chefs d’entreprise (48%) parmi les 26000 chefs d’entreprise interrogés dans 90 pays dont 13 de la région MENA- Moyen-Orient et Afrique du Nord (Algérie, Egypte, Maroc, Tunisie, Bahreïn, Israël, Jordanie, Koweït, Liban, Oman, Qatar, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis) confirment qu’ils travaillent désormais à distance au moins la moitié de leur semaine de travail. Le même pourcentage recensé chez les cadres qui travaillent de façon flexible dans la région MENA. Toutefois, il serait légitime pour un dirigeant d’entreprise de se poser des questions quant à l’efficacité de ce genre de pratique.

Le personnel à domicile est-il assez motivé ou est t-il bien géré ? L’enquête y apporte la réponse. En effet, « 68 % des sondés de la région MENA (55 % à l’échelle mondiale) estiment qu’il est tout à fait possible de gérer efficacement les travailleurs à distance, et une grande part des entreprises s’y emploie de plus en plus rigoureusement. »

Selon Thierry Vernet, directeur régional de Régus pour l’Afrique du Nord : « Le travail flexible est profitable à toutes les parties lorsque l’équipe dirigeante prend les devants. Les hommes et femmes d’affaires à qui nous parlons nous disent que la confiance et la liberté jouent un rôle clé dans la gestion à distance et qu’une fois que ces éléments sont en place, les avantages sont évidents pour tous : une plus grande productivité, une meilleure fidélisation du personnel et des coûts d’exploitation réduits. ». L’assurance maladie américaine Aetna, leader d’opinion dans le secteur, l’a bien compris en introduisant des cours de formation afin que les travailleurs à distance et leurs responsables puissent maîtriser rapidement les méthodes de travail flexible. Sur les 35 000 employés d’Aetna, 14 500 n’ont pas de poste de travail[1].

Un constat semblable dans la région MENA. L’enquête Régus mentionne que
« l’expérience du travail flexible peut être particulièrement fructueuse pour les jeunes travailleurs. Ainsi, 44 % des personnes interrogées dans la région MENA pensent que les jeunes employés deviennent plus responsables dans des conditions de travail à distance. »

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