Banque Mondiale/Algérie : performances économiques mitigées

« L’Algérie a connu des changements politiques importants au lendemain du Printemps arabe et a réussi à maintenir sa stabilité malgré les troubles qui ont secoué la région », a souligné récemment la Banque Mondiale (BM).

Dans la perspective de l’élection présidentielle prévue en 2014, souligne le rapport de la Banque Mondiale, les principaux enjeux économiques à long terme pour le gouvernement concernent la réduction des subventions, l’amélioration de l’environnement des affaires, la diversification de l’économie et la création d’emplois dans le secteur privé , constatant que dans un contexte marqué par la faiblesse de l’économie, un environnement régional fragile et l’absence de réformes structurelles importantes, les performances de l’économie algérienne ont été mitigées.

D’un côté, le pays a enregistré une croissance positive située en moyenne à 2,7 % en 2011-2012, grâce à une expansion de 5,8 % dans les secteurs hors hydrocarbures, à laquelle le développement des infrastructures et l’agriculture ont largement contribué.

Tous les secteurs, ajoute le rapport, ont connu une croissance durant cette période, à l’exception du secteur des hydrocarbures où la production est en recul depuis 2006. Le PIB par habitant a atteint 5 559 dollars en 2012, dépassant son pic de l’année 2008 (4 967 dollars).

L’économie algérienne dépend pour une large part du secteur des hydrocarbures qui représente environ un tiers du PIB du pays et 98 % de ses exportations. Bien que la production pétrolière soit en baisse, la consommation d’énergie au niveau national est à la hausse.

« De plus, la médiocrité du climat des affaires — marqué par les difficultés d’accès au crédit, un environnement réglementaire complexe et des procédures excessivement longues pour la création et l’exploitation d’une entreprise — freine le développement du secteur privé », indique la Banque Mondiale.

Le chômage s’est stabilisé à 10 % depuis 2010, bien qu’il frappe beaucoup plus lourdement les jeunes (21,5 %) et les femmes (17,2 %). Le processus d’intégration du pays au commerce mondial évolue très lentement et les négociations en vue de son adhésion à l’OMC n’ont pas beaucoup avancé.

La diversification économique et la réduction de la dépendance à l’égard du secteur des hydrocarbures sont des conditions essentielles pour assurer une croissance forte et équilibrée. Mais, les résultats du programme de développement en cours du gouvernement n’ont pas été à la hauteur des attentes, déplore le rapport.

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