Ennahdha appelle tous les partis à participer au dialogue national

Le 18 octobre 2013, date pleine de sens et de références historiques qui interpellent la mémoire politique tunisienne. Tout d’abord, il rappelle  un moment historique important dans le parcours de l’opposition tunisienne : il s’agit du Pacte du 18-octobre (2005) que la majorité écrasante de l’opposition tunisienne (mouvement Ennahdha compris) avait signé.  Ensuite, cette date anniversaire arrive cinq jours avant le 23 octobre qui marque le deuxième anniversaire de l’organisation des « premières élections libres, indépendantes et démocratiques  dans le monde arabe ».

Les significations de cette date ne laissent personne croire que le mouvement Ennahdha  l’a choisie au hasard pour tenir  une conférence de presse dont le sujet principal  «  est de présenter et d’expliquer sa position sur le dialogue national ». C’est  Ajmi Lourimi qui a inauguré la conférence en invitant les journalistes à réciter  la Fatiha pour les âmes des deux agents de la garde nationale  tombés hier en martyr.

Ajmi Lourimi est revenu sur le pacte de 18 octobre en le qualifiant de « meilleure réalisation de l’opposition sérieuse » avant de présenter les clauses de ce pacte. Le parallèle  entre la situation actuelle et celle du 18 octobre 2005 revenait tel un leitmotiv dans le discours de  Ajmi Lourimi . Serait-ce une manière pour dire que l’heure est grave et que le gouvernement et l’opposition doivent s’unir et œuvrer ensemble pour surmonter la conjoncture actuelle ?

Il a également avancé qu’une partie de l’opposition tunisienne pense que le dialogue national va remettre en question la légitimité du gouvernement ainsi que de l’ANC issus des élections élections du 23 octobre 2013. Ce qui, selon lui, est hors de question. Cette approche  se confirme également dans  les propos d’Ameur Larayedh, président du bureau politique du mouvement Ennahdha et d’Abdelhamid Jlassi, vice-président du mouvement. Tous deux ont fait des discours qui plaident pour l’union, rejetant la désunion. Amer Larayedh a mis l’accent sur la nécessité «  de bien préparer ce dialogue national» tout en mettant en garde contre la précipitation.

Pour lui, éviter la précipitation est le garant d’un bon résultat pouvant être mis en  œuvre  pour l’intérêt du pays. Dans cette même veine, il a appelé à lancer en parallèle les trois comités législatif, gouvernemental et électoral.

Revenant  sur le sujet des élections, Ameur Larayedh a fait savoir aux journalistes que les élections se tiendront 6 mois après le démarrage des activités de l’ISIE avant de préciser que la date sera fixée par décret qui sera adopté au sein  de l’Assemblée nationale constituante, « source unique de la légitimité » assène-t-il.

Abdelhamid Jlassi , quant à lui,  a déclaré que le mouvement Ennahdha  appelle tous les partis politiques même ceux qui n’ont pas signé et ceux  qui  ne sont pas représentés à l’Assemblée nationale constituante à participer au dialogue national, et ce, en vue d’un consensus politique, social, et médiatique.

 

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