Produits empoisonnés : carence dans la sécurité alimentaire ou acte délibéré ?

Un an après la pénurie de lait, revoilà le Tunisien confronté à une contamination de ce produit alimentaire de première nécessité. La série noire qui frappe le secteur a tous les symptômes d’une crise mal gérée.  Mais de quelle crise parle-t-on ?

En 2012, lorsque les Tunisiens s’arrachaient les packs de lait, n’ayant droit qu’à un certain quota par famille, on nous parlait de contrebande vers la Libye et l’Algérie et de hausse des prix des fourrages qui poussaient les éleveurs à « sacrifier » leur bétail.

Aujourd’hui, alors que le scandale du lait contaminé (mélangé avec du potassium et de la soude) éclate au grand jour et fait la une, on cherche à nous rassurer: les litres de lait empoisonnés ont été détruits et le responsable- un agent de laboratoire d’un complexe de transformation de lait à Fahs dans la délégation de Zaghouan- a été mis en examen.

Mais, il y a aussi l’affaire des boissons gazeuses alcoolisées découvertes à Béja et cette histoire de parfum mortel, qui est écoulé dans les circuits informels.

La tentation de faire un parallèle entre ces différentes affaires est grande et nous y avons cédé.

Nous ne vous servirons pas la théorie du complot, même si nous tenons l’Etat pour entièrement responsable. Car, toutes ces affaires ont en commun une carence au niveau des instances régulatrices et normalement garantes de la sécurité des Tunisiens, citoyens et consommateurs.

Il ne reste plus qu’à espérer qu’une psychose collective ne s’installe pas, au risque de fragiliser encore plus un peuple qui peine depuis trop longtemps déjà à retrouver sa confiance.

Nous y reviendrons…

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