Khemaïs Ksila et Slim Ben Abdessalem : « La démission du gouvernement est une urgence »

En marge de la réception organisée par le parti Nidaa Tounes en l’honneur de ses nouveaux membres, l’Economiste Maghrébin a recueilli les déclarations de deux députés qui se sont retirés de l’Assemblée nationale constituante : Khemaïs Ksila et Slim Ben Abdessalem. Nous les avons interrogés sur leurs attentes quant au Dialogue national.

Khemaïs Ksila demeure pessimiste car pour lui le succès du dialogue national dépend de l’engagement du mouvement  Ennahdha  à appliquer les dispositions de la feuille de route, à savoir la démission du gouvernement, poser des limites précises à la mission de l’ANC quant à la finalisation de la Constitution, la préparation du code électoral et la formation de l’ISIE.

De plus, le gouvernement devrait, selon lui, s’engager à démissionner dès le début du Dialogue national dans les trois semaines qui viennent. Mais notre interviewé demeure sceptique quant à la réussite de cette étape « car l’engagement effectif du mouvement Ennahdha n’est pas perceptible à l’heure actuelle », dit-t-il.

« Il faudra bien reprendre un jour mais il existe des conditions à poser » puisque  « nous sommes face à un gouvernement qui est soupçonné d’être mêlé dans des affaires de terrorisme », renchérit le député retiré  Slim Ben Abdessalem.

De même, ce dernier soutient qu’il n’est pas  cependant possible de reprendre le Dialogue national dans ces conditions tout en insistant sur le fait que le gouvernement doit partir. Le député retiré se dit en définitive  pessimiste.

 «  Il faut que le dialogue national reprenne mais la première urgence est le départ du gouvernement », conclut-il.

 

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