Une délégation de Fitch Ratings rend visite au Ministère des Finances

Des représentants de Fitch Ratings qui ont rencontré hier à Tunis le ministre des Finances se sont interrogés sur l’état  d’avancement du budget de 2013, le niveau d’endettement prévu pour 2014 ainsi que sur la situation de la finance publique et la stratégie de l’Etat tunisien pour la maîtrise  du déficit budgétaire.

 Les représentants de Fitch ont par ailleurs examiné la stratégie de l’Etat tunisien quant à la compensation et la situation des entreprises publiques dont les banques, lesquelles connaissent des difficultés.

Le ministre des Finances a, par la même occasion, présenté les orientations de la politique financière et les programmes futurs de l’Etat en la matière. Il a, dans ce contexte, montré que les grands équilibres financiers, dont notamment le taux d’endettement, ont été maîtrisés de manière progressive malgré les pressions intérieures et extérieures sur le budget de l’Etat.

Le ministre n’a pas manqué de préciser que les augmentations salariales dans le secteur publique (+50% depuis la révolution), le retard dans l’adoption des lois relatives aux Sukuk islamiques sont les principales  causes de la hausse du déficit budgétaire.

« Il a été convenu  de recourir au prêt de précaution conditionné du FMI pour couvrir le manque de ressources financières », a précisé le ministre des Finances.

Concernant la recapitalisation des banques publiques et les entreprises en difficulté, M. Fakhfekh a précisé que l’audit des trois banques publiques, de la Steg, la Stir et l’Etap déterminera la situation des ces entreprises ainsi qu’un plan stratégique pour renforcer leur compétitivité, améliorer leur gouvernance et le renforcement de leur rôle dans l’économie nationale.

Evoquant la réforme fiscale, le ministre des Finance a affirmé que l’évaluation de la situation permettra la mise en place d’une stratégie visant à entamer une réforme structurelle pour la modernisation du régime fiscal tunisien ayant pour objectif d’instaurer l’équité fiscale et de juguler la fraude fiscale.

 

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