Les assassinats des martyrs Belaïd et Brahmi auraient pu être évités

Le meurtre de Belaïd est un crime d’Etat

Taïeb Akili, avocat représentant de l’Initiative pour la recherche de la vérité sur l’assassinat de Chokri Belaïd (IRVA) a affirmé, aujourd’hui, lors de la conférence tenue sous le  thème  « Initiative pour dévoiler la vérité sur l’assassinat de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi », que les deux assassinats sont effectivement intimement liés.

Se basant sur des documents du ministère de l’Intérieur, Akili a confirmé que le Ministère aurait pu faire échouer l’assassinat de Chokri Belaïd, des jours avant l’opération, sinon arrêter les assassins et ceux  qui se trouvent derrière eux.

Ceci aurait pu faire éviter le deuxième assassinat de Brahmi. Maître Akili déclare ainsi : «  Le ministère de l’Intérieur et ses hauts cadres sécuritaires auraient pu faire avorter le projet terroriste en Tunisie, avant qu’il ne voit le jour ».

Marwen Belhaj Salah, un nom qui revient

Un témoignage  clé dans l’affaire Belaïd n’a pas été pris en compte. En effet, il semble que  le 23 janvier 2013, « un témoin » a contacté le chef de district de la police de l’Ariana, pour indiquer que deux jeunes hommes conduisant une voiture de marque Polo auraient des comportements suspects.  L’un de ces  deux hommes était  Marwen Belhahj Salah, l’assassin présumé de Belaïd.

Selon le document de l’IRVA, le chef du district de l’Ariana, a informé le chef de la sécurité du Kram afin d’interroger le suspect : la demande fut négligée. Le 8 mars 2013, soit presque  un mois après le meurtre de Belaïd et 45 jours après la demande du chef de l’Ariana, le poste du Kram a répondu : « Marwen Belhaj Salah appartient au mouvement salafiste ». Un fait dont l’IRVA tire la conclusion suivante : « Nombreuses sont les failles sécuritaires profondes dans le traitement du dossier des martyrs Belaïd et  Brahmi. Ajouté à cela une absence remarquable du ministre de l’Intérieur et du chef du gouvernement provisoire, supposés contrôler les activités des appareils sécuritaires ».

Nous y reviendrons…

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