Bahri Rezig : le chômage des titulaires de doctorat, un phénomène inquiétant

Contacté par l’Economiste Maghrébin, en marge d’une rencontre informative sur le programme Mobidoc, tenu aujourd’hui à Tunis le directeur général de l’Agence Nationale de Promotion de la Recherche scientifique  (ANPR) et le responsable national du PASRI, Bahri Rezig est revenu sur le rapport université-entreprise.

Il a qualifié ce rapport de faible, non structuré, épisodique et aléatoire avant d’avancer qu’aujourd’hui un partenariat entre université et entreprise est un chemin de croix et a souligné l’absence de lois qui régissent ce rapport.

Revenant sur le problème du chômage en Tunisie, il a insisté sur le fait que « le chômage n’est pas une fatalité », en le définissant en tant que « produit d’une situation complexe » et surtout sur l’absence d’un moteur de création de richesses dans le pays. Selon notre interlocuteur : «  L’emploi et la création de richesses ne sont pas juste un discours ».

Selon M. Rezig, tant que nous n’avons pas un système national d’innovation et de  création de valeur ajoutée, le chômage persistera et touchera même les titulaires d’un doctorat, avant de préciser que plusieurs parmi eux, spécialisés dans les filières scientifiques et littéraires sont au chômage. «  Le chômage des titulaires d’un doctorat devient inquiétant », nous confie-t-il.  Le problème de cette communauté de chômeurs est qu’elle n’est pas comptabilisée et pour cause, car ils ne sont pas inscrits aux bureaux de l’emploi, étant donné que leur chômage est relativement récent et ne fait pas l’objet d’un suivi de la part des écoles doctorales.

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