Le syndicaliste Zouhaier Brahmia s’explique sur la grève des universitaires

Contacté par l’Economiste Maghrébin, le secrétaire général du syndicat de base des enseignants chercheurs à l’Institut supérieur des sciences humaines de Tunis (ISSHT), Zouhaier Brahmia, nous a éclairés sur la grève des enseignants universitaires  qui sera observée le 10 octobre prochain, suite à la décision prise par le Conseil sectoriel de la Fédération générale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

L’enseignant de littérature arabe a expliqué que le ministère n’a pas respecté deux conventions signées en décembre 2012 et avril 2013, entre le syndicat et le ministère de l’Enseignement supérieur et la recherche scientifique. Selon notre interlocuteur, juste une partie de ces revendications a été satisfaite par le ministère.

Parmi ces revendications, notons la « prime sur les heures supplémentaires » et parmi celles non satisfaites, citons la «  prime de la rentrée universitaire ».

Un autre point a été soulevé, à savoir le mouvement de permutation. Contrairement à l’année universitaire précédente, où le syndicat a été partenaire dans cette affaire, cette année le ministère veut traiter les dossiers de permutation unilatéralement, ce qui implique l’exclusion du syndicat.

Zouhaier Brahmia a expliqué la nécessité de la présence du syndicat lors de cette procédure, afin qu’elle se déroule dans la transparence et pour appliquer le principe de l’égalité des chances.  

Au passage, il a évoqué un problème relatif au statut des enseignants agrégés. Il a ajouté aussi qu’il existe un manque considérable en nombre d’enseignants universitaires, notamment après l’envoi de mille professeurs à l’étranger dans le cadre de la coopération professionnelle

Une autre revendication concerne les enseignants contractuels. Sur cette revendication, le syndicaliste explique  que le ministère a renouvelé les contrats des contractuels, pour la cinquième fois successive,  sans concertation avec le syndicat. Or, selon notre interlocuteur, la priorité est accordée dans le recrutement aux enseignants qui ont obtenu leur doctorat.

Zouhaier Brahmia conclut en disant que « généralement le processus du dialogue avec le ministère est un processus douteux. Le ministère agit à sa guise : il contacte le syndicat quand bon lui semble et l’exclut du dialogue quand il le veut ».

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