GIEC 2013 : un cri d’alarme sur les changements climatiques

Le 23 septembre de cette année a marqué le début, à Stockholm, des travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), un organisme réunissant près de deux cents scientifiques de par le monde.

Un événement très attendu par la communauté scientifique, les politiques ainsi que les économistes, compte tenu du fait que les travaux précédents de cette commission, dont les conclusions du deuxième rapport d’évaluation intitulé: « Changements climatiques 1995 », ont servi de base aux négociations du « Protocole de Kyoto ».

De même, six ans auparavant, de par les résultats de ses travaux sur les changements climatiques, le GIEC avait suscité une mobilisation sans précédent à l’époque,  ce qui lui avait valut un prix Nobel de la Paix avec l’ancien vice-président américain, Al Gore.

Le 5e rapport de cette commission, qui sera publié en quatre temps jusqu’en octobre 2014 et dont le premier volet a été adopté le 27 septembre, a été consacré à cette occasion aux « éléments physiques du climat » : un document où seront dépeints les facteurs impliqués dans le réchauffement climatique, leur effets sur la planète, de même que les moyens pour y remédier.

Les travaux évalueront les aspects scientifiques de ce phénomène, les conclusions attendues, plus alarmantes que jamais, attireront l’attention quant à la nécessité de trouver des solutions pour les urgences climatiques du moment. A vrai dire, la hausse des températures, la fonte des glaces, la montée du niveau de la mer ainsi que d’autres bouleversements climatiques ne laissent pas de place à l’optimisme. En effet, l’état des lieux est qualifié de catastrophique, ces phénomènes mettant  irrémédiablement en jeu l’avenir de notre planète et plus précisément ses ressources. A cet effet, ce 5e rapport servira de fondement à un accord sur le climat, à l’occasion de la 21e conférence des parties de la Convention du climat de l’ONU qui sera organisée à Paris en 2015.

Les premières conclusions viennent confirmer les résultats de travaux réalisés ultérieurement, sur la responsabilité de l’homme dans le réchauffement du climat, la hausse de la montée du niveau de la mer, ainsi que l’amplification d’événements extrêmes. Les données montrent qu’en 2013 l’homme est le principal responsable à 95% du réchauffement climatique, un chiffre estimé seulement à un taux de 66% en 2001. De même que ce document montrera le rôle prédominant de la combustion des énergies fossiles dans l’amplification du phénomène.

Dans ce même document, le GIEC présentera 4 scénarios probables pour le réchauffement climatique sur une période allant jusqu’à la  fin du siècle. Un réchauffement compris entre 2,6°C et 4,8 °C est prévu dans trois de ces scénarios. Dans le quatrième scénario, beaucoup trop optimiste, et qui repose sur un plan très difficile à mettre en place, expose les moyens à déployer afin de  contenir le réchauffement climatique à + 2 °C d’ici à 2100.

Il ne reste plus qu’à savoir si les acteurs politiques tunisiens prendront en considération ces travaux, d’autant plus que la Tunisie n’a pas fait l’exception, le réchauffement climatique ayant frappé de plein fouet, ces dernières années, un secteur aussi crucial que celui de l’agriculture pour ne citer que celui-ci.

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