La BCT profondément préoccupée par l’exacerbation des tensions politiques

Le Conseil d’administration de la BCT a réitéré, dans son communiqué rendu public aujourd’hui, sa profonde préoccupation quant à l’exacerbation des tensions qui dominent la scène politique économique et sociale nationale, sur la question de la phase restante de la période transitoire et les plans gouvernemental et parlementaire.

Ce climat  a engendré  un sentiment  d’incertitude et un manque de visibilité de nature à entraver la mise en œuvre d’une politique monétaire rationnelle et efficiente, et à handicaper les efforts de relance de l’investissement, de création de nouveaux postes d’emploi et de réduction des disparités régionales.

Le Conseil d’administration de la BCT a lancé son appel à toutes les parties et acteurs politiques, ainsi qu’à toutes les composantes de la société civile, afin d’agir de leur mieux pour garantir les conditions permettant de relever le défi crucial du développement économique pour la période restante de la phase transitoire.

Concernant  l’évolution de la conjoncture économique nationale, le Conseil a noté certains indicateurs positifs, dont notamment la poursuite de l’amélioration de l’indice de la production industrielle au cours du premier semestre 2013 (1,8% contre 1,4%, pour la même période de l’an  passé)  et l’amélioration des ventes des principaux secteurs orientés vers l’exportation, en particulier le textile, habillement, cuir et chaussures et les industries mécaniques et électriques .

Concernant les réserves en devises, le Conseil a relevé le maintien des avoirs nets en devises à un niveau acceptable, atteignant 11.291 millions de dinars ou l’équivalent de 103 jours d’importation à la date du 25 septembre 2013 contre 9.983 millions de dinars et 98 jours, à la même date de l’année dernière.

Le Conseil a également noté la poursuite des pressions sur la balance des paiements avec le maintien du déficit courant à un niveau élevé, au cours des huit premiers mois de l’année en cours, soit 5,4% du PIB contre 5,7% une année auparavant, et ce, en raison du creusement du déficit du commerce extérieur.

 

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