La STEG développe le concept de management du risque

La STEG  part à la chasse aux  risques, en entamant sa troisième réunion concernant le management des risques. « C’est une entreprise publique leader, toujours à l’avance et de référence, comme une école d’expérience dans le domaine de la qualité, que ce soit dans le management des risques que dans le management de la qualité (ISO 9001) ou le management environnemental (ISO 14001) », a déclaré le Président directeur général de la société, Tahar Laaribi. 
La notion du risque comme définie par l’Organisation internationale de normalisation (ISO) est différente de la notion accident que peut rencontrer une entreprise, lors de son activité. Néanmoins,  les risques que ce soient environnementaux, sociaux, politiques, financiers ou matériels, s’ils ne sont pas minimisés entraîneraient  des « pertes accidentelles ».
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Selon les termes de l’ISO : « les risques auxquels sont confrontées les organisations peuvent avoir des conséquences en termes de performance économique et de réputation professionnelle, mais également au niveau de l’environnement, de la sécurité et de la société. C’est pourquoi la gestion des risques les aide concrètement à obtenir de bons résultats dans un contexte d’incertitudes multiples. »
Cette définition a été approximativement reprise par le PDG de la STEG qui a considéré que le risque indissociable à  l’activité humaine devrait être maîtrisé, bien que ne pouvant jamais être annulé, via des politiques et des stratégies.
La STEG a déjà lancé le programme de Management des risques en 2009, qui  a démarré  par l’identification des risques les plus significatifs et  l’établissement d’une charte de déontologie. Si la STEG est  dans le management des risques, c’est non seulement dans l’intérêt général, selon M. Laaribi, mais aussi pour assurer des services de bonne qualité et surtout pour protéger l’image de l’entreprise. Une image bien écorchée, selon le secrétaire général de la STEG,  Abdelkader Jlassi, rappelant le sit-in récemment organisé par les agents de la STEG devant le ministère de l’Intérieur et les relations avec les clients qui se sont dégradées.
Pour le SG, les médias cherchent à désinformer, car ils tentent à chaque fois de faire la liaison entre de nombreux dossiers de corruption et l’historique de la Société qui pourtant « lutte contre ce phénomène  et demande même à instaurer la transition démocratique au sein de l’entreprise ». Pour M. Jlassi,  la STEG souffrirait plutôt de  diabolisation, citant pour illustration le proverbe français : « Quand un arbre tombe, on l’entend ; quand la forêt pousse, pas un bruit. » Est-ce une allusion à la situation déficitaire de la STEG, qui envisagerait dans l’avenir la privatisation d’une partie de la production d’électricité, suivant les propositions du Fonds Monétaire International (FMI) ?
Donc, en mettant en place un système de management des risques, la STEG a bien l’intention de réduire les pertes et de lutter contre la corruption a réitéré son PDG. La lutte cependant ne se fait pas du jour au lendemain rétorque Samir Annabi à la  tête de l’Instance nationale de lutte contre la corruption .
Des expériences en matière de lutte contre la corruption peuvent être prises en exemple, telles que celle de Hong Kong , dans lequel la corruption faisait partie de la culture et du quotidien des citoyens. Pour M. Annabi, la STEG ne figure pas parmi les entreprises les plus corrompues, selon le rapport du Comité de lutte contre la corruption lancé en janvier 2011, cependant la prévention contre les risques est essentielle.

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