Quel bilan pour les municipalités tunisiennes ?

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Quelle est la situation actuelle des municipalités ?  Kaïs Hamzaoui , responsable de l’administration générale des collectivités locales a tenté de répondre à cette question épineuse et pressante lors de son intervention aujourd’hui durant la rencontre périodique tenue au palais du Gouvernement.  Selon notre interlocuteur, plusieurs sont les raisons qui ont entravé le bon déroulement des interventions des municipalités après la révolution.

Quasi destruction des structures des municipalités
Kaïs Hamzaoui a entamé son intervention en rappelant que le contexte de l’après-14 janvier, notamment les sept premiers mois qui ont connu : destructions, incinération et vol des outils dans les locaux des municipalités (délégations spéciales). La titularisation de 11.500 ouvriers a achevé de mettre à genoux ces dernières vu son coût faramineux.

Responsabilité du citoyen
Mises à part la responsabilité de la municipalité et de la pression qu’elle a subie, Kaïs Hamzaoui pointe le doigt sur le comportement du citoyen tunisien : «  Malheureusement, son comportement n’est pas pour faciliter les choses à la municipalité tunisienne : évasion fiscale, prise à la légère de la construction anarchique etc. avant de faire allusion à l’absence de la relation entre le citoyen et la municipalité de sa région : «  si on demande à un  citoyen de nous dire le nom du maire de sa ville, il ne saura pas quoi répondre ».
Désormais, le citoyen est une partie du problème pour ne pas dire une cause parmi d’autres.

 L’incompétence des délégations spéciales 

Les présidents des  délégations spéciales  n’ont pas fait leurs preuves quant à leur compétence dans la gestion des activités de sa délégation. Il semble que le ministère de l’Intérieur ait trouvé la solution adéquate, à savoir former les présidents des délégations afin qu’ils puissent bien gérer les affaires de leurs régions.

D’un agent d’exécution à un agent aidant à la prise de décision

Il semble que Kaïs Hamzaoui rejette la prise unilatérale de la décision. En effet, il  a mis l’accent sur l’aspect partenarial dans la prise de décision entre  les différentes composantes de la municipalité : « Il est temps que les agents d’exécution aident à la réalisation des plans et des solutions », affirme-t-il avant de continuer non pas se contenter de l’exécution. « Les techniciens et les ingénieurs  peuvent aider à la conception des solution notamment en matière d’aménagement de l’espace », conclut-il.

Revenant sur la mort de l’enfant de 7 ans pour cause de rage, le représentant du ministère a exprimé son regret et a qualifié l’incident de perte considérable avant d’ajouter que : «  dans tout malheur, il faut tirer la leçon et nous avons élaboré un programme pour lutter contre la rage, à savoir la diminution du nombre des chiens errants ».

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