RSF dénonce les poursuites contre les journalistes et soutient leur grève générale

©AFP

Reporters sans frontières (RSF) s’est déclaré solidaire avec le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) qui a appelé à une grève générale des médias, le 17 septembre, afin de protester contre le harcèlement judiciaire visant la profession.

Reporters sans frontières a, dans son communiqué, regretté le versement d’une caution, en contrepartie de la remise en liberté de Zied El Hani. L’organisation a réclamé l’abandon des charges retenues contre le journaliste.

Elle dénonce, de façon générale, les nouvelles procédures de mise en détention préventive, qui sont absolument injustifiées et visent à étouffer toute critique, notamment dans l’affaire en cours contre Mourad Meherzi.

Reporters sans frontières a, par ailleurs, constaté une augmentation inquiétante des poursuites et établit un parallèle avec  « l’annonce de la promotion importante dont a bénéficié le procureur de la République, en charge de toutes ces affaires, ce qui  ne peut qu’être ressentie comme une provocation par les défenseurs de la liberté de la presse », note le communiqué.

Et d’ajouter que l’affaire du journaliste d’Express FM, Zouhair El Jiss, témoigne des procédés utilisés par des personnalités publiques pour chercher à intimider les journalistes.

Reporters sans frontières rappelle que les articles issus du code pénal, ou d’autres sources de droit, en contradiction avec les articles du nouveau code de la presse doivent disparaître, conformément à l’article 79 qui dispose que sont abolis tous les textes précédents en contradiction avec le présent code, à compter de la date d’entrée en vigueur du code de la presse. L’organisation a réclamé l’amendement et la révision du code pénal, pour correspondre aux standards internationaux.

RSF a aussi appelé les hommes politiques à accepter la médiatisation des événements publics les concernant ainsi que la critique.

Enfin, Reporters sans frontières appelle les magistrats à être les garants de l’indépendance de la justice et de l’application des normes internationales, notamment, au cours des procès en diffamation, afin d’assurer un équilibre entre respect des droits d’autrui et liberté d’expression.

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