Néji Bghouri : « Le gouvernement attaque les médias parce qu’il en a peur »

Revenant sur l’affaire Zied El Hani et la liberté d’expression dans le pays, Néji Bghouri, ancien président du Syndicat national des journalistes de Tunisie (SNJT), a affirmé sur les ondes de Shems FM, ce lundi 16 septembre, que « le seul acquis de la Révolution aujourd’hui est la liberté d’expression, les autorités essayent de nous priver de cet unique acquis ».

Commentant le communiqué de la présidence de la République, Néji Bghouri a indiqué que le réveil du président a été tardif. « Aujourd’hui, moi en ma qualité de journaliste, je n’ai plus besoin du communiqué de la présidence, d’autant plus que la carrière de Moncef Marzouki, en tant que militant des droits de l’Homme, s’est achevée depuis le  24 octobre 2011 », a-t-il indiqué.

En ce qui concerne la grève des journalistes, prévue pour demain, mardi 17 septembre, le syndicaliste a précisé qu’elle aura lieu en dépit de la campagne engagée depuis longtemps contre les médias et non pas seulement contre Zied El Hani.

Revenant sur le document qui était à l’origine de l’emprisonnement de Zied El Hani, Néji Bghouri a précisé qu’une telle situation aurait causé, dans « toutes les démocraties du monde, la démission du gouvernement. Ce n’est pas le cas en Tunisie ». « C’est pour cette raison, ajoute-t-il, que le gouvernement attaque les médias, car il en a peur ».

Enfin, Néji Bghouri a rappelé que la Tunisie avait été transformée, lors du règne de Ben Ali, en un « champ de ruines » et ce à cause du silence des médias. Il a lancé, dans ce sens, un appel aux journalistes tunisiens pour soutenir et défendre leurs collègues, notamment ceux qui ont toujours fait face à la dictature.

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