Libéré, Zied El Héni déclare révolue l’ère de la soumission des médias au pouvoir

Ce 16 septembre à la Kasbah, devant le siège du gouvernement, des dizaines de journalistes soutenus par quelques avocats attendaient, sous un soleil de plomb, la venue de Zied El Hani. Celui-ci, après quelques heures au Palais de la justice, finissait les formalités de relaxation, à la suite de trois nuits d’arrestation passées à la prison Mornaguia.

A 13 heures, il a rejoint la foule des journalistes qui a aussitôt commencé à scander des slogans en faveur de la liberté de la presse, certes, mais aussi de la liberté de tout un peuple. C’est que pour Zied El Hani, il ne s’agit pas uniquement de la lutte des journalistes contre la mainmise de ceux qui gouvernement, mais du combat de tout le peuple contre les penchants liberticides du pouvoir. « La liberté de la presse n’est pas la liberté des journalistes, c’est la liberté de tous les Tunisiens. La presse tunisienne est la presse du citoyen. Celui-ci continuera à parler dans les médias, et nous continuerons de dévoiler leur corruption ; la corruption de ceux qui veulent rétablir les pratiques des anciens organes de répression. Ceux qui usent du système judiciaire pour assouvir leurs intérêts personnels et pour bourrer la prison d’innocents !», a-t-il expliqué.

Sur un ton toujours triomphant, le journaliste a renchéri : « Ceux qui ont voulu confisquer nos libertés ont échoué. Ne comprennent-ils pas que les médias ne seront plus sous la coupe du gouvernement. Ne comprennent-ils pas que l’ancien ordre est à jamais révolu, qu’il n’y aura pas de retour en arrière. »

Sur ces propos, le journaliste syndicaliste libéré a quitté la place du gouvernement, en direction du syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), où plusieurs autres confrères et consœurs l’attendaient. Ensemble, ils devraient mettre au point les derniers préparatifs pour la grève générale annoncée pour demain, le 17 septembre 2013.

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