La Tunisie, 1er pays d’implantation des entreprises européennes au sud de la Méditerranée

Mehdi Jomaa, ministre de l’Industrie, a déclaré, à l’ouverture de la 7e édition du Forum économique mondial de Davos d’été, tenue à Dalian en Chine les 11 et 12 septembre, que la Tunisie dispose d’un potentiel économique, industriel en particulier, à même d’élever les performances économiques du pays, ajoutant que la Tunisie a reçu des demandes d’investissements extérieurs privés venant de plusieurs pays.

Il a relevé à cet égard que  le gouvernement a lancé un vaste programme de projets visant à améliorer le climat de l’investissement dans les régions et à renforcer le rôle du secteur privé, dont les résultats seront palpables à l’avenir.

Le ministre a appelé les pays partenaires et les institutions  économiques et financières à reconsidérer leur position vis-à-vis des pays qui accomplissent des transitions démocratiques et économiques dans cette période de crise qui ébranle pourtant des pays voire des régions économiques performantes.

Répondant à certaines interventions sur l’environnement actuel des entreprises en Tunisie,  il a pris pour témoin les  2000 entreprises industrielles européennes implantées dans le pays, qui font encore de la Tunisie le premier pays d’implantation des entreprises européennes au sud de la Méditerranée. Ces entreprises ont fait, selon ses dires, preuve d’une admirable capacité d’adaptation à la transition démocratique et économique du pays, avec l’instauration d’un nouveau dialogue social et d’une approche citoyenne d’entreprises.

Concernant  l’innovation et ses enjeux, thème de cette manifestation, Mehdi Jomaa a précisé que la Tunisie est un pays de plus de10 millions d’habitants dont la seule richesse sont les ressources humaines. Il a rappelé que le pays a opté pour une industrie du savoir qui fait appel à la création, au développement technologique et qui pourra compter sur des ressources qualifiées et diplômées. Cela permettra d’offrir des débouchés à plus de 400 000 ingénieurs formés annuellement dans les filières de pointe.

En conclusion, le ministre a plaidé la cause de la Tunisie : «Nous devons changer nos paramètres de développement et de croissance économique  pour mieux apprécier  les performances économiques».  Il a, ainsi, mis l’accent sur le potentiel de compétitivité dont jouit la Tunisie indépendamment du contexte médiatique actuel « où son image est parfois brouillée ».

A noter que le Davos d’été a réuni des chefs d’État, des ministres, des ambassadeurs, des responsables ou hauts fonctionnaires d’organisations internationales et plus de 1500 personnalités éminentes.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here