Le problème demeure sans solution

Entre la prise de décision, même émanant d’une  autorité compétente, et son exécution, il existe toute une infinité d’obstacles, contraintes et problèmes cruciaux à résoudre. Aujourd’hui, le 13 septembre, lors d’une réunion tenue au siège du gouvernorat de Tunis, des chiffres alarmants ont été avancés. Le problème principal soulevé  en présence des délégués de quelques délégations du Grand-Tunis est la non- exécution des décisions de démolition de constructions anarchiques.
Le secrétaire général du gouvernorat a entamé son intervention en rappelant que ce phénomène ne date pas d’aujourd’hui et qu’il remonte à bien avant la révolution : «  mais les infractions se sont multipliées après la révolution ». Pour argumenter ses propos, il a présenté des chiffres alarmants: du mois de janvier jusqu’au mois d’août 2013, 512 décisions de destruction ont été prises : dix décisions ont été exécutées à ce jour !

Les taux d’exécution dans chacune des huit municipalités de Tunis  sont très différents. La municipalité du Bardo : 14 décisions de destruction ont été prises et exécutées. Contrairement à la municipalité de Tunis qui compte 213 décisions de destruction, 1 seule décision a été exécutée. Ces contradictions entre les chiffres par municipalité n’ont pas trouvé d’explication auprès des responsables présents. Commenté par le secrétaire général de la municipalité du Grand-Tunis, le taux élevé de la non-exécution  ne peut que favoriser la multiplication de ces cas, ce qui impose une exécution rapide et ferme des décisions.

D’après Abdelaziz Rhili, responsable au sein de la cellule du suivi  relatif à la municipalité de Tunis, la non-exécution de ces décisions est surtout due à la révolution qui a compliqué la tâche des édiles.

Le chef de la Brigade régionale de la police municipale a été l’un des intervenants. Il est revenu sur le manque de moyens et d’effectif tout en soulignant qu’un nombre limité d’agents ne sont pas à même d’assurer le bon déroulement de la décison de démolition étant donné les réactions violentes qui pourraient se produire de la part des propriétaires des bâtiments concernés.

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