Vladimir Poutine brouille les cartes

Salut l’artiste ! De l’avis général, le président russe a réussi la prouesse de mettre le camp occidental dans l’embarras, tout en s’imposant comme un homme de paix et de sagesse.

Alors que le monde entier attendait fébrilement la décision du Congrès américain d’autoriser ou non des frappes militaires contre le régime syrien, la Russie, par la voix du chef de sa diplomatie, a publiquement appelé le régime syrien à placer sous contrôle international son arsenal chimique, avant de le détruire, une proposition acceptée aussitôt par Damas.

Coup de théâtre, la proposition russe fait l’unanimité dans le monde : ainsi Barack Obama a parlé, le soir même, d’une « pause » dans son projet de frappes militaires en Syrie, alors que le Sénat américain a reporté le vote de la procédure sur le recours à la force à une date non précisée.

Commentant le revirement américain, un expert français en études stratégiques s’est écrié : « La Russie a extrêmement bien joué le coup, en se permettant d’intervenir directement dans les débats du Congrès américain et de renforcer la position des élus hostiles à l’usage de la force en Syrie. Moscou permet également à Barack Obama de sortir du cercle vicieux dans lequel il s’était enfermé ».

De plus, la proposition de Moscou ouvre une porte de sortie au président américain : contraint moralement à réagir après l’attaque chimique perpétrée le 21 août dernier contre l’opposition syrienne, Obama avait fixé à Damas une « ligne rouge » à ne pas franchir sur l’usage de substances chimiques, tout en reconnaissant qu’il avait des difficultés à convaincre les membres du Congrès de la pertinence d’une intervention militaire.

Ainsi, Poutine gagne sur tous les tableaux : il se donne le statut de dirigeant pondéré  et clairvoyant et coupe l’herbe sous le pied des va-t-en-guerre, tout en renforçant son influence dans la région du Moyen-Orient. Un coup de maître…

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