Lavrov : « L’initiative syrienne écarte de fait l’éventualité d’une action militaire »

En réaction à l’appel du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon à la destruction des armes chimiques syriennes, le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Moallem a déclaré, à l’issue de sa rencontre, hier lundi 9 septembre, avec son homologue russe Serguei Lavrov à Moscou, que son pays accepte la proposition russe de placer ses armes chimiques sous contrôle international.

Pour sa part, le chef de la diplomatie russe a estimé que cette initiative écarte, de fait, une éventuelle action militaire contre Damas.

L’initiative syrienne semble donc changer la donne, en permettant aux dirigeants occidentaux de trouver une sortie de crise « honorable », d’autant  plus que l’opinion publique, aussi bien aux Etats-Unis que sur le Vieux Continent est en majorité hostile à une intervention militaire en Syrie. « Cette proposition mérite un examen précis », a déclaré le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, tout en réclamant que le président syrien Bachar el-Assad « s’engage sans délai à mettre sous contrôle international et à laisser détruire l’ensemble de son arsenal chimique ».

Pour sa part, le président Barack Obama a affirmé que la proposition russe constituait un développement « potentiellement positif » dans le conflit et a promis de la prendre « au sérieux ».

Cependant, l’hôte de la Maison-Blanche soupçonne une tentative de diversion de la part du régime de Bachar el-Assad, estimant que la nouvelle initiative russo-syrienne était le résultat des menaces de frappes émises par son pays pour punir le régime syrien d’avoir utilisé son arsenal chimique contre sa propre population.

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