Premières journées de lutte contre la corruption à Tataouine

Mission accomplie… ou presque. Pour Amor Abdelkader, l’organisation des Journées régionales de lutte contre la corruption à Tataouine est un exploit en soi, car le travail associatif est, selon ses dires, un peu plus difficile dans les régions que dans la capitale.

Se réjouissant que le dossier de son association ait été apprécié par le département de la gouvernance du PNUD, le président de la Ligue de la citoyenneté et des libertés est impatient de donner le coup d’envoi de l’évènement qui se tiendra, dans un premier temps le 31 août et le premier septembre, pour être complété par la suite par une deuxième session les 28 et 29 septembre.

L’évènement qui s’inscrit dans le cadre d’une multitude d’activités visant à favoriser la culture de la transparence dans le pays, est le premier de son genre à Tataouine. L’activiste et ses collègues de l’association comptent toutefois le parfaire et en faire un rendez-vous de grande envergure. Avec l’appui logistique et financier des experts de l’agence onusienne, ils ont mis au point un programme riche est varié, où la parole sera donnée aux experts en la matière.

Magistrats, juristes, professeurs, et activistes de la société civile traiteront tous de la lutte contre la corruption, que ce soit dans son volet législatif et juridique ou au niveau de la prévention et de la sensibilisation sur le terrain. « A quelques jours du démarrage, plusieurs magistrats comme les juges Ahmed Rahmouni et Abdelfatteh Khorchani ou encore la juge Aicha Ben Belhassen de la Cour des comptes ont déjà confirmé leur présence », se réjouit ainsi le président de la jeune association.

Il  souligne par là même une particularité : «  Nous prévoyons de focaliser sur la lutte contre corruption économique, en consacrant des ateliers à la corruption dans le secteur pétrolier et à la contrebande, principaux problèmes dont souffrent le gouvernorat de Tataouine ». Les frontières du gouvernorat avec la Libye et l’Algérie dépassent en effet les mille kilomètres et le trafic y est un problème récurrent tant pour les autorités que pour les habitants. Le risque de corruption est également élevé dans les activités liées à la prospection pétrolière, particulièrement active depuis la découverte récente de nouveaux gisements d’hydrocarbures dans la région.

Sur ces deux thématiques donc, et sur d’autres, des rapports émergeront.  Des conclusions des ateliers et des recommandations seront par la suite adressées aux régions concernées, à savoir l’administration, le tissu économique et la communauté associative locale.

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