Sodas : attention descendance en danger

De longs  jours caniculaires nous attendent encore , et chacun de nous tente comme il peut de se rafraîchir : climatisation, et boissons fraîches sont en tête de liste des « solutions anti-chaleur »; et qui dit boisson fraîche dit forcément sodas . Leur  consommation est en constante augmentation, et ce, malgré des études de plus en plus nombreuses qui tirent la sonnette d’alarme sur les dangers qu’ils présentent pour la santé .En effet, les boissons gazeuses sucrées sont pointées du doigt dans un grand nombre de maladies telles que le diabète, l’obésité, les maladies cardio-vasculaires , voire certains types de cancers ( de l’oesophage, prostate, pancréas ) . Pourtant, ces  effets lourds de conséquences sur la santé ne semblent pas décourager les accros de continuer à en consommer.

En effet, deux nouvelles études ont récemment mis en lumière l’implication des boissons gazeuses sucrées dans l’altération de la fertilité dans la première et dans l’apparition de troubles comportementaux chez les enfants, dans la seconde.

La première étude, menée par une équipe de l’Institut de l’enfance de Californie et publiée dans la revue Nature Communications, montre sur un modèle animal  une baisse de la fertilité , ainsi qu’une altération du comportement relatif à l’instinct de survie.

Deux groupes de souris ont été formés , l’un nourri à partir d’un sirop riche en fructose et en saccharose , une consommation qui équivaut à 3 cannettes de soda par jour,  et l’autre ayant une alimentation normale ne contenant pas de sucres ajoutés, durant six semaines consécutives.

Le groupe ayant eu une consommation de sucres élevée présentait, pour les femelles,  un taux de mortalité plus élevé ( multiplié par deux) , ainsi qu’une fertilité moins élevée. Pour les mâles,  la fertilité était également en baisse par rapport à la normale. De plus, on a constaté une baisse dans la défense du territoire : les mâles ayant eu un régime riche en sucres n’ont pu défendre que 36% de leur territoire, contre  48 % pour ceux ayant eu une alimentation classique.

La deuxième étude  menée par une équipe de l’Université Columbia a suivi environ 3000 enfants âgés de  5 ans. Ces enfants, habitant dans 20 différentes villes américaines, ont consommé au moins un verre de soda par jour pour 43 % d’entre eux dont 4% d’entre eux  jusqu’à 4 verres de soda par jour.

L’évaluation de facteurs tels que l’agressivité et la capacité d’attention a  montré que les enfants qui consommaient une grande quantité de boissons gazeuses sucrées ( 4 sodas par jour )  avaient un taux d’agressivité deux fois supérieur à celui des enfants qui n’en ont pas consommé, et présentaient un trouble déficitaire de l’attention marqué.

Toutefois, les scientifiques se veulent rassurants car les enfants ayant fait l’objet de l’étude ne sont pas représentatifs de la population dans sa globalité.  De plus, l’étude n’a pas montré de lien de cause à effet.

En conclusion, ces deux études ne permettent pas encore de montrer les mécanismes impliqués dans l’apparition de troubles de la fertilité dans l’une et une recrudescence de l’agressivité chez les enfants dans l’autre, mais semblent malgré tout élargir le champ d’investigation à propos de ces boissons, et présenter un argument supplémentaire pour inciter le consommateur à réfléchir à deux fois avant de se rafraîchir au soda.

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