Les autorités agacées par une couverture médiatique occidentale « partiale et biaisée »

Devant une foule de journalistes internationaux, Mustapha Hijazi, conseiller aux affaires stratégiques  auprès du président de la République égyptien, a tenté, samedi, de préciser et de clarifier la position officielle des autorités par rapport aux derniers événements ayant secoué son pays.

 « Qu’on se le dise une fois pour toutes, la révolution du 30 juin 2013 est une révolution contre le fascisme religieux que les Frères musulmans ont essayé de mettre en place !», a déclaré le responsable égyptien. Selon lui, «  pour les Egyptiens qui refusent la violence, l’ennemi de la patrie est désormais identifié, et il sera combattu avec la fermeté nécessaire ». Ainsi, a-t-il estimé, les événements sanglants survenus lors et après l’évacuation des sit-in pro-Morsi de Rabiaa et d’Ennahdha, ne s’inscrivent point dans le cadre d’un conflit entre deux partis politiques, mais plutôt dans le cadre d’une guerre d’usure, déclarée par les terroristes religieux contre la société et l’Etat égyptiens.

 Cette « guerre d’usure »,  estime Mustapha Hijazi, les médias occidentaux l’ont délibérément mal appréhendée : « Nous, Egyptiens, ressentons une grande amertume par rapport à la couverture médiatique occidentale partiale et biaisée, il y a plusieurs faits tus ou délibérément occultés », s’est-il indigné, tout en énumérant les interrogations : «  Pourquoi les médias occidentaux  ont-ils ignoré les incidents des églises incendiées, l’assassinat de tous les agents du poste de police de Kerdassa, les actes de vandalisme et de vol au musée de Malaoui,  l’utilisation par les Frères musulmans des femmes et des enfants comme corridors humains, les enfants que les islamistes ont fait défiler portant des linceuls ainsi que les attaques terroristes contre les coptes à Menya et Embaba ? »

 «  Au lieu de cela, on n’entend parler que de sit-inneurs pacifiques tués, des sit-inneurs pacifiques qui, munis d’armes automatiques, tiraient directement sur la police et la foule », a-t-il martelé.

 

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