«L’interdiction de voyage ne fait que contribuer à la stagnation de la situation économique»

Depuis janvier 2013, notamment après l’élection de son nouveau bureau exécutif, l’UTICA n’a cessé de se prononcer sur le dossier des hommes d’affaires interdits de voyage.  La centrale patronale a, à maintes reprises, appelée au classement de ce dossier, d’une façon définitive, tout en mettant l’accent sur son soutien à toute initiative qui contribue au développement de l’économie nationale et à la remise en confiance des investisseurs.

L’UTICA a, également, appelé les autorités concernées à donner une liste précise des hommes d’affaires interdits de voyage, mais celles-ci continuent à faire la sourde oreille au moment où la Tunisie a besoin d’investissements pour relancer son économie et que les choses soient claires afin que les hommes d’affaires puissent travailler.

A ce sujet, Adel Hamani, membre du Bureau exécutif  de l’UTICA, a estimé que l’UTICA a pris l’initiative de discuter le sujet des hommes d’affaires interdits de voyages avec toutes parties concernées, mais qu’elle s’est rendue compte qu’il n’y avait rien de consistant.

D’ailleurs le chiffre de 480 hommes d’affaires, annoncé au début, s’est révélé erroné par la suite. A partir de là, l’UTICA a essayé de rectifier le tir et de mettre l’accent sur le rôle joué par les hommes d’affaires dans le développement de la croissance économique du pays. Sachant que le secteur privé assure 1 million 500 emplois directs et indirects.

En tant que force de proposition, elle est en train de se battre pour offrir le plus sur le plan économique.

Comme solution, l’UTICA a rappelé l’urgence de traiter ce dossier pour pouvoir encourager l’investissement dans le pays. Mais, en même temps, la solution d’investir de l’argent dans les zones démunies, dont la source n’est pas connue, lui semble illogique. Il est possible de recourir à la réconciliation via une caution bancaire ou une garantie financière, qui sera versée dans le Trésor de l’Etat.

«Ce genre de solution est inévitable parce que la décision d’interdiction de voyage ne fait que contribuer à la stagnation de la situation économique.  Imaginez qu’il y ait un grand nombre d’hommes d’affaires interdits de voyage, et même pas en vertu d’un jugement. Leur partenariat avec leurs vis-à-vis à l’étranger est tout d’un coup interrompu. Aux yeux des investisseurs étrangers, cela dénote un déficit de confiance. Leur réserve et leur frilosité se comprennent…

L’interdiction de voyage pour les hommes d’affaires est une limitation de la libre circulation, une transgression de la loi et une catastrophe au niveau de l’exportation…

C’est une procédure irrationnelle, notamment dans cette phase transitoire, où le pays a besoin de mobiliser les hommes d’affaires, de multiplier les investissements, de rassurer les investisseurs, de garantir la productivité, de diminuer le taux de chômage et de développer l’économie nationale.

Mais je tiens à noter que l’UTICA ne défend pas ceux qui sont impliqués dans des affaires de malversation, elle défend tous les hommes d’affaires considérés innocents jusqu’à que la justice prouve leur culpabilité. Et si on est un pays de droit, on doit respecter le droit. Si on n’arrive pas à instaurer un climat de confiance, le pays demeurera dans ce cadre de turbulence d’où nous devons sortir», a indiqué M. Hamani.

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