Héla Cheikhrouhou entre dans le cercle fermé des dirigeants d’institutions internationales

Héla Cheikhrouhou, première directrice exécutive du Fonds Vert pour le Climat (FVC), institution créée en 2010 et basée en Corée du Sud, a déclaré mardi, à Tunis, que ce fonds « ambitionne de devenir le principal mécanisme international pour le financement concessionnel pour la lutte contre les changements climatiques « .

  Cette experte tunisienne reconnue des problématiques liées aux changements climatiques et désignée à ce poste le 26 juin 2013, a expliqué aux journalistes, lors d’un point de presse, que l’institution aura un lien juridique avec la convention cadre sur les changements climatiques des Nations unies avec un conseil d’administration composé de 24 pays. Son objectif est de mobiliser 100 milliards de dollars par an d’ici 2020.

 « Les pays des Nations unies sous la convention cadre des changements climatiques ont exprimé leurs besoins d’avoir un mécanisme à part dédié au financement pour la lutte contre les changements climatiques », a-t-elle ajouté concernant l’idée de création de ce fonds.

 « L’objectif est d’avoir un outil commun apte à réagir plus rapidement et qui unisse des instruments fragmentés », a poursuivi la responsable.

 D’après elle, les pays développés se sont engagés à mobilier 30 milliards de dollars par an de financements nouveaux et additionnels pour le financement des efforts de lutte contre les impacts des changements climatiques destiné aux pays en voie de développement.

 Concernant la part des pays africains et de la Tunisie des financements du Fonds, la responsable a souligné que l’Afrique est considérée comme une région parmi les plus vulnérables aux changements climatiques bien qu’elle soit moins industrialisée.

 Elle a tenu à préciser que le FVC « n’est pas une agence des Nations unies ou une banque multilatérale de développement mais une institution de nature hybride qui aura pour priorité d’identifier les actions majeures à entreprendre pour accélérer les efforts visant à atténuer les impacts des changements climatiques ».

 Mme Cheikhrouhou, qui a occupé le poste de manager de la division chargée du financement privé et public-privé des infrastructures à la Banque Africaine de Développement (BAD), dirige depuis 2010 le département énergie, environnement et changements climatiques (ONEC).

 Ce département, qui relève de la BAD, finance les projets énergétiques et aide à l’amélioration du fonctionnement du secteur de l’énergie en Afrique.

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