Mezri Haddad : la Présidence de la République veut m’obliger à garder le silence

Dans une déclaration accordée à nos confrères du journal arabophone Assabah  aujourd’hui, lundi 22 juillet, l’ex-ambassadeur tunisien auprès de l’UNESCO, Mezri Haddad, a avancé que  les dernières accusations lancées à son encontre par la Présidence de la République sont des tentatives d’intimidation pour l’obliger à garder le silence, afin qu’il ne dévoile pas quelques secrets de l’année 2011.

Évoquant  le sujet de la souveraineté, il a affirmé que le pays l’a perdue depuis le 14 janvier 2011, « après, les Etats-Unis et l’Union européenne se sont chargés des élections du 23 octobre ».

Connu pour ses prises de position politiques, Mezri Haddad ne s’est pas éclipsé de la scène politique tunisienne, puisque sa présence dans les médias demeure remarquable. Parmi les passages télévisés qui ont marqué les Tunisiens, on se souvient encore qu’il avait qualifié les jeunes révoltés contre le régime de Ben Ali de « hordes fanatisées ».

Commentant l’actualité tunisienne, il a réagi sur la démission de Rachid Ammar. D’après lui, cette démission n’émane pas de son bon vouloir, mais il a été contraint à quitter sa fonction, ce qui constitue «  la dernière étape avant l’anarchie et la guerre civile ».

La Présidence de la République se prépare actuellement à poursuivre en justice tout organisme ou personne appelant au renversement du régime et dans ce cadre Taher Ben Hassine est le premier visé.

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