Encore un vendredi de « colère » en Egypte

En dépit de mises en garde de l’armée et de la présidence de la République, les partisans de l’ex-président, Mohamed Morsi, ont défié le pouvoir en appelant à de nouvelles manifestations, ce vendredi 19 juillet  au Caire, pour revendiquer la libération et le retour  du président islamiste déchu.

Galvanisés par les Frères musulmans, les manifestations doivent partir après la grande prière du vendredi, de dix-huit mosquées situées dans différents quartiers du Caire.

Les manifestants se dirigeront vers la mosquée Rabaa al-Adawiya, haut lieu de l’opposition islamiste, l’Université du Caire, la mythique place Tahrir ainsi que le palais présidentiel.

En réponse à la mobilisation islamiste, le président par intérim Adly Mansour a assuré sa détermination à mener « la bataille pour la sécurité jusqu’au bout. Nous sommes à un moment décisif de l’histoire de l’Egypte, que certains veulent entraîner vers l’inconnu », a-t-il martelé.

Confrontée à une vague d’arrestations, notamment dans les rangs des Frères musulmans, l’opposition islamiste s’entête à refuser toute négociation avec Adly Mansour et affirme sa détermination à mobiliser ses troupes pour exiger le retour au pouvoir de Mohamed  Morsi, premier président élu démocratiquement d’Egypte et renversé par l’armée.

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