L’Union européenne contraint Israël à clarifier ses positions sur les Territoires occupés

Bruxelles a décidé d’exclure les Territoires occupés des accords de coopération entre l’UE et l’Etat hébreu. Ainsi, les colonies israéliennes ne pourront plus tirer profit des nouveaux projets de coopération au niveau de l’économie, finance, bourses ou programmes de recherche que l’Union attribue aux États membres.

Cette décision a naturellement suscité le courroux de Tel-Aviv : le Premier ministre israélien a immédiatement condamné cette mesure qu’il considère comme  une ingérence étrangère dont le but est d’imposer par la force des frontières à Israël : «Nous n’acceptons aucun diktat extérieur sur nos frontières. Cette question ne pourra être décidée que par des négociations directes”, a-t-il affirmé au terme d’une réunion de crise de son cabinet.

Mais le gouvernement israélien n’avance pas en rangs serrés sur ce dossier. Le ministre de la Justice, Tzipi Livni, a été la seule personnalité à rappeler que la décision de l’Union européenne ne constitue pas une surprise : «Cette décision sonne comme un rappel. Il est regrettable que nous en soyons arrivés à une telle situation, mais j’espère à présent que tous ceux qui pensaient que nous pouvions continuer dans une voie sans issue, et qui disaient que la situation actuelle n’avait jamais été aussi bonne, vont réaliser que nous devons agir et entamer des négociations», a affirmé le chef de file de l’opposition israélienne.

Rappelons que l’UE s’abstenait déjà de financer des projets dans les Territoires occupés. Mais c’est la première fois que Bruxelles prend une mesure aussi tranchée et distingue in facto entre Israël et les Territoires occupés en 1967. Politiquement, le gouvernement israélien sera contraint de  stipuler par écrit, s’il veut profiter des largesses de l’UE,  que les colonies de Cisjordanie mais aussi Jérusalem-Est ne font pas partie d’Israël. Douloureux dilemme !

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