Pas d’augmentation dans les tarifs de l’électricité d’ici fin 2013

Qui dit Ramadan dit tout un autre mode de vie, passer à la vitesse supérieure : plus de télé, plus de veillées ramadanesques et évidemment plus de temps à cuisiner. Il n’est donc pas étonnant que la consommation d’énergie augmente sur le plan national. Nidhal Ouerfelli, secrétaire d’état chargé de l’Energie et des Mines auprès du ministère de l’Industrie, a présenté un ensemble de mesures entreprises par son ministère, afin de rationaliser la consommation énergétique pendant le mois de Ramadan.

Une demande à la hausse

La situation énergétique d’après M. Ouerfelli reste stable, mais la vigilance est nécessaire. En effet, d’une part la demande est à la hausse, contrairement aux ressources en énergie primaires qui  diminuent. Les indicateurs montrent un déclin de ces ressources de 3%, à cause de la diminution de la redevance en gaz naturel provenant de l’Algérie de 36%, malgré une production en augmentation estimée à 1.370 Mtep. La production du pétrole brut a notamment diminué de 0.5 %, atteignant entre janvier et mai 2013 1.305 millions TEP, avec une consommation nationale atteignant 1700 tep en 2013. La part des énergies renouvelables est la même, totalisant 2% de la de la production. En contre partie, le secrétaire d’état signale une augmentation de la demande en énergies primaires de 1,7 % générant ainsi un déficit de 644000 tep. Le déficit prévu pour 2013 est de 1,93 Mtep entre la production et la consommation.

Situation actuelle du secteur de l’électricité

La STEG représente 78% de la production nationale en gaz et électricité avec 3,5 M de clients en électricité et 27000 en gaz. C’est la société nationale (STEG) disposant de la plus grande part de la production et du monopole du transport et de la distribution de l’électricité et du gaz sur tout le territoire. Le reste de la production est représenté par des sociétés à responsabilité limitée telles que CPC et des auto producteurs. L’augmentation moyenne de la demande est située entre 6.5 % et 7 % entre 2013  et 2012 et se poursuivrait jusqu’à 2020. D’après les études menées par la STEG, la consommation a atteint un pic de 2826 méga watt au mois de juillet : la quantité prévisible était de 3600 méga watt. Ceci est essentiellement du, selon le secrétaire d’état, aux conditions climatiques (des températures qui ne sont pas très élevées), à la diminution de la croissance économique (crise en Europe) et la baisse des flux touristiques.

La STEG, capitalisant quatre centrales principales, cinq centrales équipées de turbines à gaz, un ensemble de petites turbines à gaz, une centrale éolienne à Sidi Daoud au nord-est du pays et une autre dans la région de Bizerte et six centrales hydrauliques, totalise 3100 Méga Watt. Les prévisions de la capacité totale de production  pour la fin du mois de juillet est de 3270 Méga Watt.

Pour renforcer la capacité de production, Nidhal Ouerfelli déclare que certaines résolutions ont été prises telles que l’établissement d’un programme de maintenance,  établi depuis le premier trimestre de 2013, pour diminuer le nombre de pannes, les campagnes de sensibilisation auprès des mosquées et des petits et gros consommateurs comme les cimenteries. « On compte sur la conscience du citoyen pour rationaliser sa consommation pour une meilleure efficacité énergétique surtout que les subventions sur les énergies fossiles et l’électricité alourdissent le budget de l’Etat considérablement ».

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