Kaïs Saïd : pour traduire en justice Sahbi Atig, il faut d’abord lever son immunité

Sur les colonnes du quotidien arabophone Al-Assrih, le professeur de droit constitutionnel  Kaïs Saïed est revenu sur les actions  intentées contre Sahbi Atig l’un des leaders du mouvement Ennahdha et le chef de son bloc  à l’Assemblé nationale constituante.

À travers l’éclairage juridique que le professeur a developpé, il a affirmé que la première étape à réaliser est la levée de l’immunité du député islamiste, afin de pouvoir intenter un procès à son encontre ,« bien qu’il n’ait pas adressé ses propos à un parti bien déterminé » précise le professeur, avant d’indiquer que les déclarations de Sahbi Atig ont causé un profond malaise politique.

Les propos de Sahbi Atig prononcés samedi dernier au cours d’une manifestation pour soutenir le président destitué Morsi, devant les partisans du mouvement Ennahdha,  ont bien suscité  une levée de boucliers parmi l’opposition tunisienne et la société civile. En effet, il a déclaré “dans un moment d’exaltation” que « ceux qui veulent piétiner la légitimité seront piétinés à leur tour. Ceux qui veulent violer la volonté du peuple, verront leur sang couler dans les rues  ».

Les premières réactions furent des déclarations d’indignation de la part des opposants tunisiens et membres de la société civile. Désormais, nous assistons à des démarches sérieuses et pratiques de la part du journaliste et du blogueur Soufienne Chourabi et de l’avocate Leila Ben Debba, chacun de son côté, afin de poursuivre en justice le député nahdaoui pour incitation à la haine et appel au meurtre.

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