SONEDE : la hausse tarifaire est prévue jusqu’à 2016

Le Président Général de la SONEDE, M. Hedi Belhaj a donné, aujourd’hui 12 juillet 2013, un  aperçu sur la situation actuelle d’approvisionnement en eau potable.

La SONEDE encore en déficit budgétaire

Comptant 2.5 millions d’abonnés (avec un taux d’approvisionnement de 100% dans les villes et 95% dans le milieu rural), 550 millions de mètres cubes produits annuellement, via un réseau de distribution d’eau potable de 50 mille Km, 16 stations de traitement et cinq autres de dessalement, la SONEDE souffrirait selon son PDG d’un déficit budgétaire de 86 MD. La Société réparerait 14000 casses et 150000 fuites sur ses réseaux et analyserait 50 000 échantillons annuellement pour le contrôle de la qualité d’eau fournie. En conséquence du déficit budgétaire, la hausse tarifaire de 7% par an serait maintenue jusqu’en 2016 a affirmé C’est pourquoi, il y aurait augmentation de 7% chaque année jusqu’en 2016 a affirmé M.Belhaj, mais pas dans le but de faire du profit. Car la SONEDE a avant tout des objectifs sociaux économiques consistant à fournir de l’eau potable aux citoyens à faible revenu et à bas prix. Il a tenu à expliquer les coupures d’eau, dont celles survenues au Kef  en juin dernier (les habitants n’ayant pas reçu d’eau potable durant 15 jours) en raison du non règlement des factures par les associations des eaux. Des habitants de Jendouba ont également déclaré le 11 juillet 2013 des coupures d’eau dans la région depuis plus d’un mois et demi, les obligeant à boire de l’eau de puits. La SONEDE aurait pourtant prévu des mesures pour éviter le scénario de pénurie d’eau en 2012  (http://www.leconomistemaghrebin.com/2013/06/26/pas-de-coupure-deau-cet-ete/). Concernant la qualité de l’eau fournie, le Pdg de la SONEDE a réfuté les accusations portant sur une qualité d’eau médiocre fournie par la Société.

Des projets pour garantir l’approvisionnement  

M.Belhaj a survolé quelques projets entrepris par la SONEDE en vue de garantir l’approvisionnement en eau potable, tels que l’exploitation d’une nouvelle station d’exploitation d’une capacité de 2 m3/seconde au complexe de Ghedir  El Golla totalisant une capacité à 8 m3/seconde. D’autres projets seront également conduits dans les grands axes de Jendouba, Béja et Bizerte, pour un coût total de 300MD ou encore des projets, en cours d’étude, concernant les grands axes des gouvernorats du Kef et Siliana.

Concernant le sud tunisien, disposant de ressources hydrauliques limitées, le complexe sud est compte le projet de la station de Ben Guerden, 10 stations de dessalement et trois de transformation d’eau ainsi que six autres stations de dessalement en cours d’études. Le dessalement de l’eau de mer à Djerba est également prévu pour assurer l’approvisionnement des gouvernorats de Gabés, Medenine et Tataouine. Le sud ouest, approvisionné jusque là, et totalement, via des ressources locales artisanales aurait sa part de projets de dessalement d’eau de mer.

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