Egypte : les journalistes sont menacés

Un organisme européen des droits de l’Homme a déclaré qu’il a enregistré des dizaines d’agressions contre les journalistes et les supports médiatiques en Egypte, depuis la destitution du président Morsi le 3 juillet. Cet organisme a averti de la dégradation de la liberté de la presse en Egypte. Cette déclaration vient dans le cadre de l’incarcération de quatre journalistes turcs par des soldats égyptiens.

Le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme dans un communiqué rendu public aujourd’hui affirme qu’il a enregistré 74 cas d’agression contre les journalistes et les supports médiatiques depuis la destitution de Morsi, tout en indiquant que les arrestations sont abusives et sans permission judiciaire.

Depuis l’annonce de la destitution de Morsi, les autorités ont arrêté la diffusion de 25 chaines de télévision appartenant aux Frères Musulmans comme Al-Nass, Al-Rahma, Chabeb…

L’organisme en question s’est indigné de la régression qu’a connu les libertés des médias en Egypte du fait du contexte favorable à la liberté d’expression instauré après la chute de Hosni Moubarek et de la promulgation  d’une loi qui annule l’arrestation provisoire des journalistes par le président Morsi.
Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a mentionné  qu’un journaliste a été agressé par des partisans du président Morsi et que quatre journalistes turcs sont encore en état d’arrestation par les membres de l’armée.

Quant à Human Right Watch, elle a appelé le gouvernement  instauré par l’armée, à mettre fin à ses pratiques abusives contre les journalistes.  Human Right Watch a déclaré dans le même contexte que «  si les autorités égyptiennes ont des preuves sur l’implication de quelques journalistes dans l’incitation à la violence, il est de son devoir de les accuser, mais fermer la chaîne, suite à une décision administrative, n’est pas en rapport avec des actes commis par des individus.Cette décision est considéré comme un châtiment collectif qui viole le droits des gens à l’information et à la liberté d’expression ».   

 

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