Corruption pour tous

Selon le Baromètre de la corruption publié par Tansparency International, il semblerait que le Tunisien ait perdu confiance en la plupart des institutions. Des partis politiques aux médias, ce phénomène semble répandre ses tentacules partout, ce n’est donc pas un hasard que la Tunisie soit classée parmi les pays les plus touchés par la corruption.

Ainsi, 33% des Tunisiens interrogés estiment que le secteur de la santé est touché par la corruption ; le pourcentage est le même pour les Organisations non gouvernementales (dont le nombre a augmenté depuis deux ans). L’éducation ne s’en sort pas mieux puisque selon 39% des participants à l’enquête, le secteur est touché de plein fouet.

L’armée semble selon la perception des sondés la moins touchée par la corruption : seulement 14% considère que l’appareil militaire est corrompu, moins que les organismes religieux que 27% estiment touchés.

 Paradoxalement, 51% des interrogés confirment avoir payé des pots de vin pour des services d’enregistrement ou de licence, 43% à la police, 58% aux recettes fiscales ou encore 45% à l’appareil judiciaire. Et pour couronner le tout, l’optimisme n’est plus de rigueur puisque  51% des Tunisiens considèrent que le citoyen moyen ne peut pas faire face à la corruption, contre 24% qui estiment  « que les citoyens ordinaires peuvent faire la différence dans la lutte contre la corruption ».

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