Séance unique : les entreprises en paient le prix !

La remise en question de la « séance unique », réclamée par les travailleurs et contestée par l’écrasante majorité des patrons des entreprises, refait chaque année surface. Les chefs d’entreprises donnent les mêmes arguments de leur insatisfaction.

Occupés plus par les vacances, les fêtes et la consommation que par la compétitivité des entreprises, on oublie la production. Pire encore : les administrations et les entreprises publiques ne travaillent plus les samedis.

Comment un pays qui a fait sa révolution peut-il relancer son économie alors qu’il a décidé de diminuer les heures de travail sans mesurer l’ampleur économique de cette décision ? Les raisons qui ont conduit à prendre cette décision ne sont pas encore connues.

Tous les avis ou presque s’accordent sur l’impact négatif de la séance unique. Mais cette modalité de travail est entrée dans les traditions, s’y est ancrée et se poursuit depuis des décennies.

La solution ne pourra pas venir d’une seule partie : entreprises, autorités, syndicat, patronat ou employeurs. Elle est collective.

Mais personne n’a réussi à trouver une solution qui puisse satisfaire toutes les parties.

Relancer l’économie, adopter un redressement productif, renforcer les exportations et conquérir de nouveaux marchés ne se font pas par la diminution des heures de travail. Tout cela ne peut engendrer que blocage de l’entreprise et affaiblissement de la productivité.

Il est donc grandement nécessaire de revoir le nombre d’heures de travail non pas seulement pendant la période estivale, mais durant toute l’année.

Le travail reste une question de culture et de civisme. C’est l’ingrédient principal de la renaissance économique et sociale.

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