Faycel Ben Saleh : le salut passe par le partenariat public-privé

Dans le cadre des ateliers de préparation du dialogue sociétal sur les politiques stratégiques et plans nationaux de santé, nous avons rencontré Fayçal Ben Saleh,  directeur de l’Institut de santé et de  sécurité au travail, aujourd’hui 6 juillet 2013, lors de l’atelier qu’il anime sur «  Les soins de première ligne (centres de santé de base, dispensaires) pour un accès aux services promotionnels préventifs et curatifs » sous l’axe thématique : «  Accès universel à des services de santé de qualité » 

Interview. 

 D’où vient la nécessité de braquer la lumière sur  les soins de première ligne ?


La première ligne n’est qu’une partie que nous envisageons de couvrir. Que comptons-nous  faire à travers ce dialogue sociétal ? C’est de débattre autour de la question suivante : comment le système de santé pourrait-il mieux concrétiser le droit à la santé ?  Partant de cette question, nous avons essentiellement défini quatre axes : l’accès universel à des soins de qualité, le deuxième axe concerne la participation citoyenne à la  gouvernance et le respect des droits des usagers, le troisième axe se réfère à la gestion rationnelle des inégalités face aux déterminants sociaux et environnementaux de la santé et le quatrième axe porte sur la capacité d’adaptation du système.   Dans le premier axe, relatif à l’accès universel à des soins de qualité, il y a plusieurs problématiques que nous comptons aborder durant ce dialogue sociétal,  à titre d’exemple : l’accès géographique  et les soins de première ligne font partie de ce thème. La première ligne constituera un pilier essentiel pour l’accès aux soins et pour cette raison qu’il faut revoir ses insuffisances et ses répartitions, revoir le partenariat public-privé, revoir la mission d’un centre de santé. C’ est l’un des points que nous comptons envisager et nous lui réservons un atelier pour  approfondir notre diagnostic de la situation.  L’accès financier est un autre axe que nous allons aborder.

Quelle place détiennent les soins de première ligne dans le système de santé ?

Selon l’avis de tous les experts, ils représentent la porte d’entrée principale au système de santé. Plus elle est efficiente, plus elle est rationnelle, plus le patient est mieux guidé pour la prise en charge et pour son suivi. Mais, il est vrai qu’en Tunisie, après les nombreux débats entrepris depuis les années 80,  le système privé s’est développé et les exigences et les attentes du citoyen également. De plus,  il y a des défis économiques, épidémiologiques, les maladies transmissibles,  les défis politique et culturel.

Que pouvez- vous nous dire sur l’accès financier ?
Il faut réguler l’accès financier  car il pose  problème pour le citoyen. Le citoyen aussi bien que l’Etat doivent  réfléchir ensemble sur la question suivante : comment trouver les solutions appropriées pour améliorer cette situation ? La contribution de la famille aux soins élevés n’est pas la solution. Cet atelier est un diagnostic de la situation, il constitue l’une des activités de préparation du dialogue sociétal sur les politiques stratégiques et plans nationaux de santé qui démarrera en novembre 2013 et arrivera à son terme en mars ou avril 2014 et il débouchera  sur une conférence nationale. Le ministère de la Santé et l’Etat tunisien sont tenus d’appliquer les recommandations et les conclusions du dialogue sociétal.   Je tiens à dire que nous avons prévu 18 ateliers et là on en est à notre 4ème atelier.

 Comment appréhendez- vous le partenariat public-privé dans le secteur de la santé ?
Nous allons organiser une matinée pour réunir les gens,  pour définir et circonscrire le concept et les mécanismes  et l’approche dans notre pays selon notre réalité. La situation du partenariat public-privé n’est pas bien régulée et il n’existe pas de mécanisme évident.  La Tunisie aura son salut une fois qu’on arrivera à combiner d’une façon efficiente et cohérente les deux secteurs.

1 COMMENTAIRE

  1. un dialogue societal sur les politiques de sante doit aboutir a une meilleure gouvernance du système de sante en tunisie, espérons bien que des régions ignorees soient enfin loties en infrastructures et équipements de sante. ce ne sont pas uniquement kasserine gafsa et sidi Bouzid qui méritent un renforcement des capacités mais aussi des régions tout pres de tunis a 80 km parfois moins qui manquent de médecins d infirmiers ou meme d aides soignants . joumine ghezala bazina et autres vous diront…………….

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