M. Hedi Belhaj : « La situation est préoccupante »

Intervenant sur les ondes d’Express FM, M. Hedi Belhaj, PDG de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) est revenu ce matin du mercredi 3 juillet, sur les impayés et le déficit de la société, les mesures prises pour éviter les coupures d’eau, les nouveaux tarifs , et enfin, le dessalement de l’eau de mer.

La situation de la SONEDE est inquiétante affirme son PDG : pour preuve, les impayés  se chiffrent à 215 MDT durant la période 2011-2012. La société est également confrontée à un déficit de 80 MDT et des pertes importantes à cause  des actes de sabotage perpétrés contre des installations de la société,  particulièrement dans la région de Gafsa.

Concernant le cauchemar des coupures d’eau en plein été, M. Belhaj a affirmé que toutes les mesures ont été prises pour éviter cela. Un effort particulier a été déployé pour renforcer les ressources, essentiellement l’élargissement des stations de Belli (Cap Bon) et de Kalâat Kebira (Sousse) et du forage de six nouveaux puits profonds dans la région de Sfax, et ce, en plus des quatre puits existants.

M. Hedi Belhaj a d’autre part annoncé un ajustement des tarifs de consommation de l’eau potable, qu’il a qualifiée d’excellente qualité et la mieux indiquée pour les consommateurs, en annoncant que cet ajustement est nécessaire pour sauver la société et couvrir ses pertes. Concrètement, les tarifs seront augmentés de 300 millimes par trimestre pour environ 70 % des abonnés de la SONEDE, dont la consommation ne dépasse pas 40 m3 d’eau par trimestre. Le reste des abonnés, dont le volume de consommation dépasse 40 m3 par trimestre, payeront plus, soit de 15 à 30 millimes par jour. Les tarifs seront encore plus élevés pour les gros consommateurs (hôtels, propriétaires de piscines…).

Enfin, M. Hedi Belhaj considère que le dessalement de la mer est  la solution appropriée pour résoudre le problème de l’eau potable dans certaines villes du sud du pays. Il a révélé que quelque 700 MDT vont être mobilisés pour créer avant 2022 quatre stations de dessalement de l’eau de mer à Sfax, Kerkennah, Zarat (Gabes) et Djerba. Celle de Sfax sera réalisée avec un financement japonais (300 MDT). Parmi les autres alternatives pour mobiliser de nouvelles ressources, il a cité la construction de barrages de stockage à Kalâat Kebira (Sousse) et Saidia (Tunis).

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