Marine Le Pen persiste et signe dans ses déclarations islamophobes

Déclarations calculées à des fins électoralistes ou simple bourde? Marine Le Pen, la présidente du Front national a prononcé des propos assimilant les « prières de rue » des musulmans à  « l’occupation », propos qu’elle a maintenus lundi, quitte à risquer la levée de son immunité en sa qualité de députée européenne, ce qui ouvrirait la voie à une procédure judiciaire à son encontre.

A la demande du parquet de Lyon qui veut poursuivre en justice Marine Le Pen, le vote sur cette levée d’immunité aura lieu, ce mardi 2 juillet, alors qu’une large majorité  des députés, réunis aujourd’hui en session plénière à Strasbourg, devraient confirmer ce vote.

Or ce vote-sanction à l’encontre de l’eurodéputée, depuis 2004, semble ne pas la perturber outre mesure. « Oui, ça va arriver parce que je suis une dissidente », mais « je ne le crains absolument pas » et « je m’en moque », a-t-elle affirmé. Et d’ajouter d’un air moqueur sur la chaîne parlementaire LCI : « Oui, il s’agit d’occupation, sans blindés ni soldats, mais d’occupation tout de même ».

Rappelons qu’avant la présidente du Front national, Bruno Gollnisch, autre eurodéputé du même parti de l’extrême droite française, a subi, à deux reprises, la même sanction pour avoir prononcé des propos injurieux contre la communauté musulmane en France, sans parler de son propre père, le sulfureux Jean-Marie Le Pen, qui avait déclaré en 1998 que les chambres à gaz nazies n’étaient qu’ « un détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale ».

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