Un médicament qui stimule la combustion de calories de tissus adipeux

L’obésité est un terme dont la signification est « vague », mais dont les conséquences qui n’épargnent personne, sont visibles par tous. On lui impute toutes sortes de pathologies : diabète, maladies cardiovasculaire, troubles hormonaux, sans compter les répercussions psychiques et sociales. Devenue rapidement une épidémie internationale, certains chercheurs se sont penchés sur le moyen pour l’organisme, d’accroître sa propre capacité à brûler les graisses. Ainsi l’équipe du Dr. Jean Lin, de  l’Institut de recherche Méthodiste à Houston a mis au point un médicament jusqu’à présent expérimental, dont  la propriété est d’imiter l’activité de l’hormone thyroïdienne qui augmente considérablement la quantité d’énergie brûlée par les tissus adipeux et favorise la perte de poids.

On distingue chez l’lomme et les mammifères deux types de graisses ou tissus adipeux, à savoir le tissu adipeux blanc (white adipose tissu WAT) et le tissu adipeux brun (brown adipose tissu BAT). Le tissu adipeux blanc, ou WAT, a une faible capacité d’énergie à brûler.  Ainsi, WAT est  associé au gain de poids, à l’obésité et à toutes les pathologies qui en résultent.

En revanche, le tissu adipeux brun, ou BAT, brûle de l’énergie à un rythme beaucoup plus rapide, car impliqué dans un autre processus appelé thermogenèse. A cet effet, BAT contribue effectivement à protéger contre l’obésité, contrairement aux effets de WAT qui y contribuent.

Une étude antérieure, menée l’an dernier sur un modèle animal génétiquement modifié, a montré que les cellules graisseuse du WAT pourraient être modifiées de manière  à se comporter comme des cellules de graisse brune, en termes de capacité à brûler et à fournir par conséquent de l’énergie.

« BAT a la remarquable capacité de dissiper l’énergie excédentaire sous forme de chaleur, conférant ainsi une résistance à l’obésité», affirme l’auteur de l’étude.

Le Dr. Lin et les membres de son équipe ont donc examiné les effets d’une molécule appelée GC-1 dans une expérience dont les résultats ont été présentés au 95e congrès annuel de l’Endocrine Society à San Francisco. L’étude démontre le mécanisme par lequel ce médicament se lie à des protéines appelées récepteurs de l’hormone thyroïdienne, présentes dans la « mauvaise graisse » de manière à initier le processus de la thermogénèse (la production de chaleur de l’organisme chez les animaux et l’homme par augmentation du métabolisme cellulaire)  naturellement régit par l’hormone thyroïdienne.

Ainsi, l’étude démontre que cette molécule (GC-1) a la capacité d’augmenter le métabolisme des souris obèses de plus de 60 pour cent. De cette manière, l’augmentation du métabolique conduit à une perte de poids significative dans les deux semaines.

« En induisant la thermogenèse dans la graisse blanche, le composé GC-1 donne aux cellules graisseuses une capacité remarquable à éliminer l’excès de calories en les convertissant en chaleur au lieu de les stocker sous forme de lipides « . Cet axe de recherche pourrait probablement dans les prochaines années, apporter avec ce nouveau traitement une alternative sûre et prometteuse pour « contrer » l’obésité et le surpoids qui rappelons le, s’imposent comme un véritable problème de santé publique de par le monde.

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