L’UTAP se mobilise contre le feu bactérien

L’objectif est à la mobilisation contre le nouveau fléau naturel qui fait des ravages  en Tunisie actuellement, à savoir le feu bactérien. Dans ce cadre, l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) a tenu ce matin un atelier de travail en présence de quelques agriculteurs et représentants  régionaux de l’UTAP. La dangerosité de la situation a imposé cette réunion à l’issue  de laquelle  des mesures d’urgence ont été prises : création d’une cellule de crise,  préparation pour une conférence de presse et rédaction d’un communiqué au ministère de l’Agriculture.

À entendre les discussions des agriculteurs, on comprend que l’heure est grave, étant donné que des mots comme « calamité » et « fléau» ont été prononcés  à maintes reprises. En effet, le nom de cette maladie est déjà annonciateur des ravages qu’elle peut causer parmi les plantes, notamment les pommiers, poiriers, néfliers et cognassiers. L’infection flétrit et  noircit les feuilles et les branches de la plante infectée,  puis vient le tour du dessèchement, laissant une couleur noire, qui donne tout son sens au nom de cette maladie.

L’inquiétude se lisait même sur les visages des agriculteurs : les pertes varient de 30 à 50% selon les régions. Il convient de rappeler que les premiers arbres atteints par le feu bactérien se trouvent dans les régions de l’Ariana, Mornag, La Manouba et Bizerte.

Kilani Sahli, agriculteur de Morang,  a assisté impuissant aux ravages de ses deux hectares, à cause de la bactérie et il estime que ses pertes financières avoisinent les 70 mille dinars.
Notre interlocuteur, au-delà du problème économique, est préoccupé par l’idée de trouver une solution radicale pour sauver les autres terrains. «  Il faut anticiper les ravages et élaborer une stratégie efficace pour mettre fin à ce fléau avant qu’il ne se propage. L’essentiel c’est la  continuité de l’activité agricole à l’abri de tout danger  », affirme-t-il avec détermination.

La végétation d’Abdelhamid Dridi, agriculteur exerçant à Mornag et membre de l’UTAP de Tunis,  n’a pas été épargnée non plus et il estime que 70% de son terrain a été ravagé par la bactérie.  Notre deuxième interlocuteur est préoccupé lui aussi par l’idée de stopper la propagation  du fléau.

La complexité de la situation à laquelle le ministère de l’Agriculture est confronté doit tenir compte de trois paramètres :

Absence de chiffres exacts
Malgré les chiffres qui ont été présentés durant la réunion, entre 20 et 30%, ce ne sont encore que  des approximations, car le ministère de l’Agriculture a présenté d’autres chiffres. L’absence de chiffres précis sur les pertes et le nombre d’hectares infectés compliquent la situation.

Maladie nouvelle sur le territoire tunisien

Le feu bactérien existe bel et bien sur d’autres territoires mais jamais sur le nôtre, ce qui a perturbé les agriculteurs et les a laissés perplexes en voyant leurs plantes flétrir.

Traitement inefficace  et onéreux
L’un des agriculteurs présents lors de la réunion nous a informés qu’un traitement existe bien mais il coûte très cher (le litre à 180 dinars) n’est pas très efficace. Ce qui ne résout pas le problème.

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