Tunisia Investment Forum – TIF 2013: ce que l’on peut en retenir !

Un jour et demi, 30 interventions successives, une toutes les 20 à 25 minutes en moyenne et très peu de temps imparti à l’audience, souvent impatiente, de pouvoir réagir à l’une ou l’autre des interventions.

Discours politique : toujours le même, aucun message fort envoyé, c’est encore « demain on mange gratis », sans savoir quand. Verser dans l’approximation semble être aujourd’hui la seule rigueur.

Le Code des investissements, promis pour fin 2012, puis pour juin 2013, (TIF 2013 aurait été une occasion en or pour son lancement). Maintenant c’est pour bientôt. Le seul exposé sur le sujet concernait la méthodologie suivie. La belle affaire !

Les institutions nationales qui sont intervenues en sont encore à se présenter et non à proposer des projets : aucune dynamique pour un Forum de cette envergure pourtant parfaitement organisé par la FIPA, combien hospitalière et généreuse !

Parlant de la diaspora et des compétences tunisiennes, là également pas de proposition concrète de faite pour les capter. Nous continuons à nous lancer des fleurs, certes fanées maintenant !

Dans leur majorité nos représentants, à l’exception près, ont lu un discours que l’on aurait pu écrire quelques années auparavant. Du déjà-vu et entendu.

On peu taxer ce propos de critique, c’est un fait. Occasion ratée c’est un autre fait. Lorsque des présentateurs venus de loin nous parler de technologies, d’innovation, d’industrie créative, de compétitivité, nos représentants interviennent comme pour se justifier avec un profil bas! Heureusement, le secteur privé est venu colmater les brèches. Les représentants d’entreprises  et d’associations ont largement contribué à relever le niveau de notre image.

Les présentations marquantes ? Elles ont émané, pour la plupart, de délégués d’institutions de promotion hors Tunisie, de financement ou de coopération. Celle, par exemple du représentant de l’Agence des investissements de Jordanie qui, lui, a passé son message : voilà ce que nous voulons développer dans notre pays et voilà ce que nous vous offrons. En substance, c’est clair et net. Le premier responsable de la BID : « Donnez-nous des projets, nous sommes prêts à investir ». Idem pour celui de MIGA, du Groupe de la Banque Mondiale : « Beaucoup de discours, mais ce qu’attendent les Tunisiens c’est du travail et donc des projets : donnez-nous des projets à financer !»

Autant d’appels et de signaux forts de soutien à la Tunisie. Nous devons, dès lors, cesser de nous gorger de promesses, de clichés, de chiffres et de statistiques, parfois contradictoires. Ils ne feront jamais notre réussite qui, elle, se mesure par ce qui est entrepris et réalisé au concret.

La machine administrative, certes, a ses contraintes, mais à situation exceptionnelle mesures exceptionnelles.

Quand nos responsables finiront-ils par agir ? Les jeunes n’en peuvent plus de subir !

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