Rapport sur la Responsabilité et Soutenabilité des Entreprises (RSE) : Etat des lieux en Afrique du Nord

Sustainable Square consultancy & Think Tank, boîte de consulting RSE basée à Dubai et opérant sur la région arabe, vient de rendre public son rapport d’état des lieux sur les pratiques RSE en Afrique du Nord précisément (Algérie, Maroc et Tunisie) suite à une enquête conduite auprès d’un échantillon représentatif des grandes entreprises industrielles, tous secteurs confondus, et valider par des experts en la matière de chacun des trois pays.

La RSE, présentée par le cabinet de consulting Sustainable Square Consultancy & Think Tank, comme la Responsabilité et la Soutenabilité des Entreprises est la déclinaison à l’entreprise du concept de développement durable ou soutenable recherchant une convergence entre la performance économique, le progrès social et sociétal, le respect de l’environnement ainsi que le bien-être au sein du milieu de travail. Elle prend en compte l’impact environnemental de l’entreprise, les aspects socioéconomiques, les relations et conditions de travail, la politique d’achat, les relations avec les fournisseurs, les relations avec les clients, l’intégration de la société dans son territoire et les principes du développement durable dans la gouvernance (transparence, recevabilité, éthique, etc.)

Le rapport présente une analyse de l’état des lieux quant aux pratiques RSE au sein des grandes entreprises maghrébines et leur degré d’implication en RSE. Ainsi, on pourra identifier les facteurs d’application de la RSE en se  basant sur le modèle quadruple (société, lieu de travail, opération marché et environnement).  Pourtant, en moyenne, 72.6% des entreprises dans les trois pays ont confirmé leurs engagements dans des activités RSE et 65% ont confirmé l’existence d’une division responsable de l’investissement en matière de RSE ; les experts confirment qu’il y a une mauvaise interprétation et une confusion au niveau de la compréhension de la pratique elle-même. La plupart des entreprises identifient les pratiques RSE comme les actions de charité, de mécénat et de simples actions de sponsoring.

Le rapport est accessible via ce lien : http://goo.gl/yN9hG

Thématiques d’investissement :

En ce qui concerne les thématiques d’investissement global en RSE, les résultats étaient essentiellement concentrés autour de l’éducation et du développement de la jeunesse (soit 16% du total de l’investissement social), l’investissement dans la gestion de la santé et la sécurité du travail (soit 34% du total de l’investissement au milieu du travail), l’amélioration des relations avec la clientèle et la qualité des produits offerts (soit respectivement une moyenne de 21.33% et 20% du total de l’investissement sur le marché et les opérations), l’économie d’énergie et la réduction des déchets ou bien le recyclage des matériaux (soit respectivement la moyenne de  28% et 24.7% du total d‘investissement environnemental).

Ces résultats ont aussi montré qu’il n’y a pas assez d’intérêt quant à l’investissement au développement du patrimoine local et au soutien des personnes à besoins spécifiques (soit respectivement une moyenne de 4.3% et de 6.33% du total de l’investissement social), à la promotion de la diversité et des droits de l’Homme (soit 11.3% du total l’investissement au milieu du travail), à l’amélioration des relations avec les fournisseurs et l’attraction des investisseurs (soit respectivement une  moyenne de 14.66% et 7.66% du total de l’investissement sur le marché et les opérations), à la réduction de l’empreinte carbone et à la communication des états environnementaux (soit respectivement la moyenne de  9.7% et 5% du total d’investissement en environnement).

Malgré les efforts déployés par les entreprises pour communiquer, sensibiliser, et former leurs salariés aux politiques de RSE qu’elles mettent en place et les engager dans des activités de bénévolat, ces pratiques semblent être encore floues aux yeux des salariés. (Taux d’application de 33%).

En conclusion, comme challenge essentiel à la mise en œuvre d’une politique RSE, les entreprises citent le manque de visibilité sur les bénéfices dégagés grâce aux activités RSE, l’absence d’une conscience publique RSE, mais aussi le manque de compétences et d’expertises dans ce domaine. On a bien constaté qu’il y a un nombre croissant d’activités orientées vers la sensibilisation et la mobilisation des entreprises en faveur de la RSE. Les gouvernements des trois pays sont en train de contribuer à restaurer la culture de la RSE au sein des entreprises et mettent en place un dispositif juridique en encadrant la transparence sociale et environnementale des entreprises.

 

 

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